Paul de Kock

Paul de Kock

Résumé

Portrait de Paul de Kock Paul de Kock Ni jamais ni toujours. Tome 1 (1835)

Un grand, éclat de rire me tire de ma rêverie, il est bientôt suivi d'un autre: ce rire semble affecté, on dirait que l'on veut se faire remarquer, attirer l'attention. J'étais sur le troisième banc d'une loge , je regarde pour la première fois les personnes qui sont devant moi.
Sur le premier banc sont placés un monsieur et une dame... la dame qui rit si bruyamment. Je porte les yeux sur elle... elle tournait alors la tête de mon côté... c'est Juliette, et le monsieur... oh! je le devine... je le reconnais; quoiqu'il ne tourne pas la tête et semble craindre de bouger... c'est Adolphe.
Source : Gallica

Portrait de Paul de Kock Paul de Kock Ni jamais ni toujours. Tome 1 (1835)

Pauvre Clémence, qui s'ennuie tant, qui passe une vie si triste près d'un mari qu'elle n'a jamais aimé, et entourée de parens qui ne cherchent qu'à lui causer des chagrins ! Est-ce donc un crime qu'elle vienne chercher un moment, dans mes bras, cet amour, ce bonheur que son coeur avait rêvé et que ceux qui l'entourent ne lui donnent pas? On fait de si singuliers mariages ! on sacrifie les jeunes filles!... et ce sont les jeunes femmes qui se vengent.
Source : Gallica

Portrait de Paul de Kock Paul de Kock Ni jamais ni toujours. Tome 1 (1835)

Tout cela ne m'ôte pas l'espérance : je sais le cas que l'on doit faire de ces belles résolutions, de ces promesses que l'on se fait à soi-même dans le silence de la retraite, et qui ne tiennent pas à un regard , à une prière, à un billet doux. Je vois que cette dame est déjà piquée de ce que je n'ai pas répondu à sa seconde lettre; je ne répondrai pas davantage à celle-ci. Je connais les femmes : ce n'est pas en montrant un grand empressement à leur plaire que l'on réussit le mieux près d'elles ; elles récompensent plus souvent l'audace que le dévouement.
Source : Gallica

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