Pierre Alexis Ponson du Terrail

Pierre Alexis Ponson du Terrail

Résumé

Portrait de Pierre Alexis Ponson du Terrail Pierre Alexis Ponson du Terrail Les nuits du quartier Bréda : Juliette… (1866)

Mais Juliette ferma la porte à double tour et mit froidement la clef dans sa poche.
— Vous ne sortirez pas d'ici, dit-elle, que vous ne m'ayez tout dit.
— Vous êtes folle, madame, et la jalousie vous aveugle, dit Clémence qui essaya de payer d'audace ; je n'ai rien à vous dire, si ce n'est que j'aime Gérard.
— Que feriez-vous donc pour le lui prouver?
Clémence retrouva les accents passionnés de Cornélia.
— Je mourrais pour lui s'il le fallait! dit-elle.
— Eh bien, répondit Juliette, il le faut !
Le dimanche, Juliette et Gérard s'amusaient à tirer le pistolet avec des armes de salon.
Source : Gallica

Portrait de Pierre Alexis Ponson du Terrail Pierre Alexis Ponson du Terrail Les nuits du quartier Bréda : Juliette… (1866)

Et sur les bords de la Kouma, à six lieues du Caucase, le bruit a succédé au morne silence de la solitude.
Les hennissements des chevaux de Crimée, le chant monotone et guerrier des Cosaques du Don et du Dniéper, et le cliquetis des sabres se heurtant à l'étrier, et l'étincelle que le soleil arrache aux fers de lance polis comme un miroir, et dans les airs le drapeau russe avec son aigle à deux têtes, flottant au-dessus du camp.
Alors la téléga de poste s'arrête et la lettre de
Léocadie va chercher le colonel de lanciers, prince Karinoff, sous sa tente.
Source : Gallica

Portrait de Pierre Alexis Ponson du Terrail Pierre Alexis Ponson du Terrail Les nuits du quartier Bréda : Juliette… (1866)

Et Léocadie mit sous les yeux du baron la lettre qu'elle adressait à M. Charles Bonhommé :
« Cher Émile,
« Vous êtes pauvre, vous avez des dettes, et si vous possédiez dix mille francs, vous seriez dans quarante-huit heures à Paris, cherchant à revoir Juliette. Est-ce vrai? »
— Juliette? interrompit le baron, il l'a donc connue?
— Il est peut-être le seul homme qu'elle ait aimé avant Gérard: Il a commencé sa ruine avec
elle, mais c'est une honnête fille, comme vous dites, vous autres hommes, et quand elle a su qu'il était sur une mauvaise pente, elle a voulu l'arrêter.
Source : Gallica

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