Robert Bruce Douglas

Résumé

Robert Bruce Douglas Sophie Arnould (1898)

Sophie se trouva au Théâtre-Français ce soir, mémorable dans les annales de la scène, le 23 février, où l'on donna pour la première fois le Barbier de Séville. Elle n'avait pas une très grande admiration pour la personne de Beaumarchais mais elle prisait grandement son talent incontestable. Elle considérait plutôt cet écrivain comme un heureux fripon pouvant facilement faire passer son cuivre pour de l'or : « Caron sera pendu, dit-elle une fois, mais la corde cassera. » Elle apprécia beaucoup la satire du Barbier, dont le genre d'esprit était si proche parent du sien.
Source : Gallica

Robert Bruce Douglas Sophie Arnould (1898)

Mlle Heinel n'avait que ses attraits physiques, ses dix-huit ans et sa noble stature ; son excentrique et frivole amant s'en fatigua bien vite. En moins d'un an, c'en était fait de leur intrigue et Sophie, qui avait conservé d'amicales relations avec son ancien admirateur et lui avait promis de le tenir au courant des nouvelles de Paris — sans doute au moment où il subissait un de ses nombreux exils ou emprisonnements, — pouvait se livrer à des conjectures réelles ou supposées sur le dernier protecteur de Mlle Heinel.
Source : Gallica

Robert Bruce Douglas Sophie Arnould (1898)

Le Mercure fut prodigue d'éloges, mais il est douteux qu'un critique plus impartial eût été du même avis. Elle dut ne jouer « Colin » qu'une quinzaine et ne renouvela jamais l'expérience. Plus tard, elle ne manqua pas d'accabler de ses sarcasmes celles de ses compagnes qui prirent un de ces rôles avec quelque succès. Mlle Allard, une charmante et fine jeune femme, dont les très nombreuses « affaires d'amour » avaient étonné et tout à fait scandalisé même les nymphes de l'Opéra, se vantait un jour au foyer de son succès dans un rôle d'homme qu'elle jouait alors.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature