Sophie Arnould

Définition et enjeux

Robert Bruce Douglas,  Sophie Arnould (1898)

“ « Il y a des êtres qui ne mourraient pas contents s'ils ne s'étaient avilis de toutes les manières. La vieille Sophie Arnould en est l'exemple; après s'être livrée pendant quarante ans à tous les gredins de mauvais goût, elle vient de se faire démagogue, afin de recevoir chez elle la lie de l'espèce humaine. Elle envoie étudier aux Jacobins deux enfants qu'un galant homme lui fit jadis, par mégarde ; enfin elle justifie ce mot terrible du marquis de Louvois : quelqu'un lui demandait pourquoi Sophie puait tant de la bouche : « Parce qu'elle a le coeur sur les lèvres! répondit-il. » ”
Source : Gallica

Robert Bruce Douglas,  Sophie Arnould (1898)

“ En dehors de la réputation dont elle jouissait à la scène, Sophie Arnould s'était fait une célébrité plus durable au foyer. Quand, tout enfant, elle s'essayait, dit-elle, à des remarques pleines de finesse pour fixer l'attention des personnes d'esprit qui se trouvaient parfois en visite chez sa mère, et s'attirait ainsi des éloges sur sa précocité, elle avait bientôt remarqué que plus mordante était la plaisanterie, plus elle avait de succès, comme en témoignaient l'air mortifié de celui qu'elle touchait, et l'amusement des auditeurs. ”
Source : Gallica

Société des gens de lettres,  Répertoire universel des femmes célèbres

“ Sophie Arnould réalisa bientôt la prophétie de madame de Pompadour, qui dit, après avoir vu et entendu Sophie : « Il y a là de quoi faire une princesse. » Sophie s’éleva rapidement, parla beauté de son chant, ses grâces, son esprit, et par l’éclat de ses amours, à la dignité de reine de l’Opéra. Elle trouva le moyen, dit-on, d’avoir les profits d’une fille, les succès d’une grande actrice, et la réputation d’une femme d’esprit. Elle dépensait avec une égale profusion sa jeunesse, ses saillies et les largesses de ses amans. Sophie a ruiné beaucoup de grands seigneurs. ”
Source : Wikisource

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