Robert Bruce Douglas, Sophie Arnould (1898)
“ « Il y a des êtres qui ne mourraient pas contents s'ils ne s'étaient avilis de toutes les manières. La vieille Sophie Arnould en est l'exemple; après s'être livrée pendant quarante ans à tous les gredins de mauvais goût, elle vient de se faire démagogue, afin de recevoir chez elle la lie de l'espèce humaine. Elle envoie étudier aux Jacobins deux enfants qu'un galant homme lui fit jadis, par mégarde ; enfin elle justifie ce mot terrible du marquis de Louvois : quelqu'un lui demandait pourquoi Sophie puait tant de la bouche : « Parce qu'elle a le coeur sur les lèvres! répondit-il. » ”
