Albéric Deville

Résumé

Albéric Deville Arnoldiana

Un jeune mousquetaire qui croyais sans doute que l’amour tient lieu de tout, faisait une cour assidue à une jolie danseuse, mais dont le cœur ne s’ouvrait qu’avec une clef d’or. Un jour qu’il se plaignait de n’obtenir de sa belle que de vaines promesses, Mlle Arnould lui dit : « Il faut être bien novice pour ignorer que l’amant qui ne dépense qu’en soupirs n’est payé qu’en espérances. »
Ce qui a surtout nui à l’abbé Terray [5] dans l’esprit des Parisiens, c’est qu’il montrait dans ses réponses trop de mépris pour l’opinion publique.
Source : Wikisource

Albéric Deville Arnoldiana

Cette célèbre actrice qui occupa la scène avec tant d’éclat, débuta à l’Opéra-Comique à peine âgée de douze ans ; elle passa de là aux Italiens, au grand Opéra, enfin aux Français, où la gloire l’attendait. Elle était galante, voluptueuse et peu intéressée. Quelque temps avant sa retraite, qui eut lieu en 1766, on parlait sourdement de son mariage avec M. de Valbelle, son amant intime, et en attendant elle vivait avec un Russe d’une réputation singulière. On disait à Mlle Arnould que ce sigisbé se contentait de lui baiser la main : « C’est tout ce qu’il peut faire de mieux. »
Source : Wikisource

Albéric Deville Arnoldiana

Cet être singulier ne manquait pas de cette vivacité d’esprit naturel qui s’exhale quelquefois en saillies piquantes ; mais il était absolument dénué de jugement. Un de ses prôneurs vantait un jour les nombreux ouvrages de Poinsinet en disant que peu d’auteurs avaient son esprit : « Je pense comme vous, reprit Mlle Arnoud ; Poinsinet a tant d’esprit dans sa tête que le bon sens n’a jamais pu s’y loger. »
Le lord Craffort, grand adorateur des vierges de l’Opéra, faisait le dévot et se ruinait au jeu.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature