Auguste Martin, Ma dernière folie : contes joyeux et autres poésies (1846)
“ Un de vos gens, nommé Lepage, De ma fille chérie infâme suborneur, A triomphé de sa pudeur, Sur la foi d'un saint nœud, du nœud du mariage. De sa promesse à présent il se rit. Ah ! daignez me rendre justice. Il n'est point de trop grand supplice Pour un parjure, un scélérat maudit. — Mon ami, je ne sais qu'y faire. Notre fripon, par malheur, est Français; Ces messieurs-là n'aiment que par accès ; Tromper le sexe est chez eux ordinaire : C'est donc un vice du terroir. Puisque rester constant n'est pas en son pouvoir, L'équité veut qu'à Lepage on pardonne. ”
