Auguste Martin, Ma dernière folie : contes joyeux et autres poésies (1846)
“ LE CERVEAU BRULÉ. L'esprit en chaque mot chez Arnould étincelle. Son gendre, AndréMurville, assez mince rimeur, Lui dit un jour : « Sans gloire il n'est point de bonheur, Et je me brûle la cervelle, Si, quand je compterai trente ans, Je n'ai point obtenu, pour prix de mes talents, Un fauteuil à l'Académie. » - Faut-il, répond Arnould, te parler en amie? A tant d'honneur tu n'es pas appelé; Ainsi tais-toi, tais-toi, cerveau brûlé. » ”
