Arnould

Définition et enjeux

Auguste Martin Ma dernière folie : contes joyeux et autres poésies (1846)

LE CERVEAU BRULÉ.
L'esprit en chaque mot chez Arnould étincelle.
Son gendre, AndréMurville, assez mince rimeur, Lui dit un jour : « Sans gloire il n'est point de bonheur, Et je me brûle la cervelle, Si, quand je compterai trente ans, Je n'ai point obtenu, pour prix de mes talents, Un fauteuil à l'Académie. »
- Faut-il, répond Arnould, te parler en amie?
A tant d'honneur tu n'es pas appelé; Ainsi tais-toi, tais-toi, cerveau brûlé. »
Source : Gallica

Caroline Philippine Élisabeth Bertin Ctesse de Peyronnet Causeries parisiennes. 1e série… (1863-1866)

L'esprit poétique souffle où il veut ; mais il faut que son souffle soit bien puissant, ce me semble, pour enlever un homme aux réalités d'une pareille existence. J'ai parlé de la vie de M. Arnould parce qu'une abnégation modeste et persévérante de trente années me paraît chose plus admirable et même plus rare qu'un recueil de bons vers : mais je dois ajouter que ses poésies n'ont pas besoin comme repoussoir de ce cadre biographique si austère. Elles sont franches, vi riles, et respirent cette éternelle jeunesse qui est le privilège des âmes honnêtes.
Source : Gallica

Louis Arnould Quelques poètes

Je songe à ces poètes d’autrefois, tels que Malherbe et Racan, que des lettrés, des esprits d’élite, comme M. Louis Arnould, étudient avec tant de soin et de piété, tandis que le gros public, le profanum vulgus, connaît tout au plus leurs noms et peut-être quelques vers de l’Ode à Du Perrier ou des Stances sur la retraite. Devenons modestes, ô mes confrères, et méditons sur cette faillite de la gloire. Quelques-uns d’entre nous — oh ! en très petit nombre — deviendront peut-être un jour un sujet de thèse pour le doctorat, mais il ne restera d’eux qu’une page dans l’anthologie.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature