Caroline Philippine Élisabeth Bertin Ctesse de Peyronnet

Élements biographiques

Caroline Philippine Élisabeth Bertin Ctesse de Peyronnet Causeries parisiennes. 1e série… (1863-1866)

Quand on songe que la curiosité de la jeunesse ou même un simple hasard peut exposer un étudiant à une peine arbitraire qui entraverait matériellement, ou pourrait même lui fermer sa carrière, on aime à se persuader que l'autorité y regarderait à deux fois avant de donner effet à ses menaces. Ajoutons qu'il n'est jamais sage, si fort qu'on soit, de se faire des ennemis éternels, or la jeunesse ne meurt pas. Les générations se succèdent sans interrègne sur ce trône charmant : la jeunesse est morte, c'est-à-dire elle est vieille, c'est-à-dire elle est nous ; vive la jeunesse !
Source : Gallica

Caroline Philippine Élisabeth Bertin Ctesse de Peyronnet Causeries parisiennes. 1e série… (1863-1866)

Pourquoi ne l'avoir pas élu l'autre jour, de
préférence au P. Lacordaire? L'illustre dominicain aurait-il produit mieux encore que l'œuvre qui honore le plus l'esprit humain? Ou bien ne prétendez-vous couronner que le premier après vous tous? Voilà un prix dont la valeur se trouverait singulièrement réduite, et qui ne serait plus que le quarantième accessit de littérature française.
L'Académie, pour ne pas s'infliger à elle-même un blâme, ou un affront à son lauréat, se serait condamnée logiquement à ne jamais choisir que des femmes. Voyez d'ici l'embarras!
Source : Gallica

Caroline Philippine Élisabeth Bertin Ctesse de Peyronnet Causeries parisiennes. 1e série… (1863-1866)

Lors de la publication des premiers volumes des Misérables, M. Victor Hugo écrivait déjà au directeur d'un petit journal, le Théâtre : « Avec des auxiliaires tels que vous, l'œuvre que j'ai entreprise réussira : c'est la refonte du vieux monde dans le moule du monde nouveau; c'est l'épuration du réel au creuset de l'idéal. » Comme programme, ce n'est déjà pas si mal ; comme mise en action, voici ce que j'ai trouvé en ouvrant au hasard les derniers volumes : « Ce livre est un drame dont le premier personnage est l'infini. L'homme est le second. »
Source : Gallica

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