Louis Arnould

Résumé

Louis Arnould Quelques poètes

« Voyez-vous cet homme-là ? dit-il, il souffre la faim et mille autres incommodités, et s’expose, à tous moments, à perdre la vie, parce qu’il veut communier sous les deux espèces, et les autres l’en veulent empêcher ; n’est-ce pas un beau sujet pour troubler toute la France ? » Curieuse boutade qui forme comme l’envers de l’ode précédente ; mais en vertu des disparates si accentuées dans la nature de Malherbe, l’on peut croire qu’il n’est pas moins sincère dans ses envolées lyriques que dans ses saillies gauloises, quand il excite Louis XIII que lorsqu’il le prend en pitié.
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Louis Arnould Quelques poètes

La pièce d’Arthénice, que Racan publia bientôt sous le nom de Bergeries, n’est pas très habilement composée : elle est du moins exquise par les sentiments et le style.
L’amour trouvait dans notre poète un interprète charmant, plein de grâce et de fraîcheur, et parlant le pur langage du cœur, presque toujours.
On est séduit aussi par le sentiment de la nature qui respire en ces pages, et d’une nature toute marquée au coin de la Touraine : il n’est pas, dans la pièce, de bois sans rochers, de rochers sans « antre secret ».
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Louis Arnould Quelques poètes

C’est dans ces sentiments que, s’adressant, comme il est probable, à son voisin de campagne et ami de cœur René d’Armilly, il soupire ses admirables Stances sur la Retraite avec une plénitude forte de mélancolique harmonie. C’est le chef-d’œuvre du poète, parce qu’il y met, sans s’en douter, son âme tout entière, sa lassitude de la lutte, son ambition déçue, son besoin de repos, et en même temps son amour sincère de la campagne et sa soif sensée d’honnêteté rustique.
1. Thirsis, il faut penser à faire la retraite :
la course de nos jours est plus qu’à demi faite.
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