Résumé

Morceaux choisis des classiques français des XVIe… (1885)

En le blâmant enfin, j'ai dit ce que j'en croi ;
Et tel qui m'en reprend en pense autant que moi.
Il a tort, dira l'un : pourquoi faut-il qu'il nomme ? Attaquer Chapelain ! ah ! c'est un si bon homme ! Balzac en fait l'éloge en cent endroits divers. Il est vrai, s'il m'eût cru, qu'il n'eût point fait de vers. Il se tue à rimer : que n'écrit-il en prose? Voilà ce que l'on dit. Et que dis-je autre chose? En blâmant ses écrits, ai-je d'un style affreux Distillé sur sa vie un venin dangereux ? Ma Muse, en l'attaquant, charitable et discrète, Sait de l'homme d'honneur distinguer le poëte.
Source : Gallica

Morceaux choisis des classiques français des XVIe… (1885)

Ce qui fait son originalité et sa gloire, c'est d'avoir gardé, cultivé et développé dans sa grâce et sa fleur le seul germe vivace qui restait du moyen âge, ce vif esprit qui avait produit les Fabliaux, qu'il transmit des trouvères de l'Ile-de-France à Regnier, à La Fontaine et à Voltaire, et qui se conserva dans ses poésies comme dans le sel toujours piquant de la vieille Gaule, sans se perdre sous la floraison étouffante et désordonnée de Ronsard, sans se dessécher sous la rude main de Malherbe ou de Boileau 1.
Source : Gallica

Morceaux choisis des classiques français des XVIe… (1885)

Venez donc, et montons à travers les bruyères, Aspirant l'air chargé de parfums et d'accords, Qui des flots et des fleurs porte en haut les prières. Nous travaillons pour l'âme en exerçant le corps.
Toute vertu s'accroît de leur mâle équilibre. Dans ces temps de bassesse et d'appétits sans frein, Il faut, pour rester juste, il faut, pour rester libre, Un ferme coeur servi par des membres d'airain.
Aussi bien qu'un penseur le sage est un athlète ; Un fier combat l'attend, à toute heure, en tout lieu. Il faut, pour lui forger une armure complète, Que la sainte nature aide l'esprit de Dieu.
Source : Gallica

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