Auguste Arnould

Résumé

Auguste Arnould La roue de fortune (1842)

Ne me parlez pas des amis : l'amitié n'est qu'un mot; je n'y crois pas, je ne peux pas y croire.
Non, non, je n'irais pas me mettre à la merci d'un ami qui me repousserait ! J'aime mieux accepter résolûment ma situation et me livrer à ceux qui, ne m'ayant rien promis, peuvent tout me refuser. — Et votre fils, Rémond, rougiriez-vous de lui demander des secours? — Frédéric ignore ma position.— Vous la lui avez cachée? — Oui. C'est un cœur honnête et sincère qui se sacrifierait pour moi, j'en suis sûr.
Source : Gallica

Auguste Arnould La roue de fortune (1842)

Es-tu sincère, Emilie? As-tu seulement pitié d'un malheureux que le doute dévore? As-tu oublié? —
Rémond, dit-elle, ne parlons jamais du passé : qu'il soit pour vous et pour moi comme s'il n'avait pas existé. Songeons à l'avenir. Comment en êtes-vous venu à ce point? Quelles ressources vous reste-t-il?
Ne me cachez rien. — Non, rien. Cette fortune que j'ai vue disparaître, je la devais à moi seul. Les premières pertes que j'ai faites remontent au temps où je suis resté près de vous à Montpellier. Dieu me garde de vous faire un reproche !
Source : Gallica

Auguste Arnould La roue de fortune (1842)

Quand tu doutais encore de son bonheur, toute autre lutte qu'un duel à mort te semblait une vengeance incomplète. Eh bien ! aujourd'hui, ce rival heureux, l'amant qu'on t'a préféré, tu le connais, il est devant toi ! Pourquoi donc ne me dis-tu pas de te suivre? Ta haine est-elle moins forte, ou n'as-tu plus le même courage? — Insensé! répondit Vernon, tu n'avais pas besoin de réveiller mes souvenirs. C'est toi qui oublies que notre sort n'est pas pareil et que les chances ne sont pas les mêmes. Proscrit, trompé par toi, trahi parcelle que j'aimais, tous mes maux sont ton ouvrage.
Source : Gallica

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