Amédée Achard,
Revue des Deux Mondes
“ Tu es belle, avec quelque chose de joyeux où la franchise éclate ; tu as la voix séduisante, les yeux pleins de flammes : quelqu’un te verra et t’aimera. Un jour tu te marieras. Que deviendrai-je alors ? Cette pensée que tu quitteras La Grisolle, que tu m’oublieras, m’a donné le frisson. — Mais toi-même... penses-tu ne jamais te marier ? — Oh ! moi,... on ne m’a jamais vue ; je suis dans ton ombre ! Quelque chose de chaud et de pénétrant envahit le cœur de Marthe. Elle enveloppa Marie de ses bras. — Va, mon enfant, compte sur moi ! ”
