Marie-Sophie Leroyer de Chantepie, Chroniques et Légendes
“ Pendant ce temps, Donatien errait dans les sites les plus sauvages de la Bretagne. Loin de calmer les agitations de son âme, la solitude les avait augmentées. Plus que jamais il se croyait coupable du meurtre d’Azélie. Il n’avait que trop pressenti les soupçons et les incertitudes de Rose. Il se disait que maintenant son amour n’était plus que de la pitié, et que le don de sa main ne serait plus qu’un acte de dévouement et un généreux sacrifice. Devait-il l’accepter ? Pouvait-il offrir à Rose la main d’un homme qui, peut-être s’était trempée dans le sang d’une femme qu’il avait jadis adorée ? ”
