Résumé

Portrait de Adèle Bibaud Adèle Bibaud Le secret de la marquise

Son visage était d’une pâleur livide ; dans ses grands yeux noirs il y avait tant d’angoisses qu’Hector en fut ému et, l’attirant soudain, dans un élan de tendresse, sur son cœur : — Ah ! ma petite Louise chérie, vous n’avez pas en moi la confiance que vous devez avoir. Ce qu’il vous faut, mais je le sais, je l’ai deviné ; il vous faut mon amour comme il me faut le vôtre, je vous aime, plus que je ne puis le dire, et si vous ne m’aimez pas, c’est moi qui veux mourir.
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En voyant la pâleur subite de la marquise, un nuage de tristesse passa sur le front d’Hector, venant assombrir la joie immense qu’il avait ressentie en revoyant sa cousine, il se disait : C’est moi qui lui ai causé ce chagrin involontaire. Comme il adorait sa mère, il en éprouvait presque du remords. Pauvre jeune homme pourtant, il était bien innocent, était-ce sa faute à lui si la nature lui avait donné un cœur, et une cousine trop séduisante ; cependant une âme sensible s’émeut vite à la pensée qu’elle peut avoir été la cause, même involontaire, de la douleur de ceux qui lui sont chers.
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Ainsi elle deviendra ma véritable fille. Élevant ses mains jointes vers le ciel : Oh ! mon Dieu, dit-elle, je vous remercie, vous m’avez pardonnée ! »
Marie pleurait de joie ; elle allait mourir, mais mourir contente ; sa fille épouserait le fils de celle qu’elle avait toujours tant aimée ; c’était pour elle trop de bonheur, elle sentit qu’elle ne pourrait pas en jouir longtemps et pria Madame de Montreuil de rappeler Louise. La marquise obéit. Prenant la jeune fille par la main :
« Viens, mon enfant, dit-elles, viens dire adieu à celle qui t’a donné le jour, Marie est ta mère ! »
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