Victor Féli

Lise (1924)

Résumé

Victor Féli,  Lise (1924)

“ La femme de chambre venait de lui dire que sa grand'mère la réclamait. Oui ! elle était bien la chose de tous ! l'unique ! la « privilégiée », celle qui n'avait pas le droit au bonheur, pensa-t-elle amèrement...
Mais quand elle s'agenouilla dans la chapelle, pour la prière du matin, et qu'elle posa ses yeux humides sur ses doigts joints, un apaisement inattendu vint en elle et elle eut l'impression subite que c'était là, sous l'œil de Dieu, qu'elle recevait la réponse maternelle à son naïf appel :
— Maman, envoyez-moi un signe, quelque chose de vous à moi, quelque chose connu de Dieu seul !
”
Source : Gallica

Victor Féli,  Lise (1924)

“ Lorsque Robert et Marguerite eurent regagné leurs pensions, la solitude se fit plus implacable, dans la certitude désolée qu'elle venait d'acquérir. Rien au monde, de par la volonté bien claire du capitaine, ne subsisterait désormais de lui à elle, et cependant rien au monde ne pouvait faire qu'elle pût oublier ce rêve de vie, rêve si tendre, et si pur et si noble.
Quelles que fussent sa force d'âme, ses habitudes d'abnégation, de dévouement, une terrible période de désespoir et de révolte se profila devant elle.
”
Source : Gallica

Victor Féli,  Lise (1924)

“ Vous seules entendrez votre mère. Mais quelle est celle qui me comprendra exactement, absolument? Sera-ce toi, Madeleine, ma fille aînée, aux grands yeux sérieux; toi, Aline, si gaie sous tes boucles brunes; toi, Jeanne, ma mignonne blonde; toi, Lise, mon ravissant chérubin, ou toi, Marguerite, ma toute dernière ? Je ne le sais, mais je sais qu'une d'entre vous sera plus près de moi... son cœur contre mon cœur, son âme dans mon âme... C'est à celle-là surtout que je m'adresse. Ecoute ma prière, entends-moi bien, ma fille, « ma fille privilégiée ». ”
Source : Gallica

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