Étienne Marcel

Résumé

Étienne Marcel Triomphes de femmes (7e édition… (1883)

Violette était là, toute pâle, tout émue, tenant, d'une main tremblante, le petit œuf de la poule chérie, et attachant ses yeux tendres, ses yeux effrayés, sur le visage éploré de la bonne vieille.
« Qu'as-tu, ma mie? qu'as-tu?—répétait-elle.
— Il y a quelqu'un de mort? Qui donc est mort?.
Et de pauvres enfants, as-tu dit?. Mon Dieu, qu'est-il donc arrivé?
— Rien. rien que vous puissiez ou que vous deviez savoir, Mademoiselle,»—répondit d'abord, presque durement, Marie-Anne écartant, d'un geste involontaire, la petite main qui s'attachait au coin de son tablier.
Source : Gallica

Étienne Marcel Triomphes de femmes (7e édition… (1883)

Un matin, le vieux marquis entrant sans bruit dans l'appartement trouva Louise à genoux, les mains levées au ciel et les yeux pleins de larmes, mais de bonnes larmes de surprise et de joie, de reconnaissance et de bonheur.
Et le vieillard, qui s'avançait effrayé, s'arrêta par un mouvement brusque, et porta la main à son cœur, sur le point d'éclater : « Regardez-la, - murmura-t-il, - elle nous voit; elle nous reconnaît maintenant, et nous sourit.
Que le Seigneur soit béni!. Mais regardez-la donc, ma chère enfant. Ne pleurez plus, réjouissez-vous avec moi, Louise. »
Source : Gallica

Étienne Marcel Triomphes de femmes (7e édition… (1883)

Violette, qui les regardait de son lit, leva les yeux au ciel avec un sourire joyeux; on eût dit qu'en les voyant ainsi, plus unis que jamais, elle remerciait Dieu, en ce moment, de ses dangers, de ses souffrances.
La convalescence marcha vite; la jeunesse, la vie, l'espoir reprirent le dessus. Le premier jour où Violette put se lever et faire transporter sa chaise longue sur le balcon, son grand-père, tout souriant, lui annonça une visite.
« De qui donc, bon papa? — demanda la jeune fille. — Vous savez qu'en convalescence on ne reçoit que les bons, les vrais amis. »
Source : Gallica

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