Maurice Leblanc,
Les Dents du tigre
“ Et le hasard fit qu’à cette même heure, comme la nuit était belle et chaude, Marie-Anne se trouvait à sa fenêtre. Elle me vit, j’en eus la certitude, et elle me reconnut, et mon bonheur fut tel que mes jambes tremblaient sous moi, tandis que je m’éloignais. Depuis, chaque soirée de mercredi, j’ai passé devant son hôtel, et presque chaque fois Marie-Anne, que sa vie mondaine, la recherche toute naturelle de distractions, et la position de son mari obligeaient pourtant à de fréquentes sorties, presque chaque fois Marie-Anne était là, m’accordant cette joie inespérée et toujours nouvelle. ”
