Madame Juliane

Résumé

Madame Juliane Noël ou L'enfant trouvé (1879)

Hélas !
monsieur le comte, il a pleuré avec nous, et je voulais être certain que c'était bien votre fils avant de vous l'amener. Vous l'amener, continua Yvon avec douleur; oh non! je ne le pourrai jamais.
Le comte, ému de son chagrin, l'entraina vers la maison où sa femme et sa fille étaient restées. Mais en approchant, il vit la comtesse qui accourait et qui tenait dans ses mains la petite robe de velours et les souliers garnis de boucles de brillants que le fils adoptif du pêcheur portait le jour où il était entré
pour la première fois à la chaumière, apporté par Marie-Anne.
Source : Gallica

Madame Juliane Noël ou L'enfant trouvé (1879)

Noël couvrait de baisers et le pêcheur et sa femme, qui pleuraient à l'idée de se séparer de lui. Il mêlait ses larmes aux leurs.
Pourquoi ne m'avez-vous pas laissé mon ignorance et mon bonheur? disaitil. Non, je le sens, jamais je n'aimerai personne autant que vous.
Tôt ou tard, répondit Yvon, tu devais la savoir; ne te désole pas; si tu n'es pas le fils du comte, tu seras toujours le nôtre.
Source : Gallica

Madame Juliane Noël ou L'enfant trouvé (1879)

Tu la verras bientôt, lui répondit la femme du pêcheur.
L'enfant, à demi consolé par cette promesse, consentit à se laisser habiller.
Marie-Anne lava son visage, peigna ses cheveux blonds qui frisaient naturellement, puis elle lui fit joindre ses petites mains et lui fit bégayer le nom de Jésus, auquel l'enfant ajouta, sans qu'elle lui eût dit, le doux nom de Marie; ensuite il porta la main droite à son front, comme pour faire le signe de la croix : sans doute une pieuse mère lui avait déjà appris à aimer Dieu. Marie-Anne émue lui aida à achever le signe du salut.
Source : Gallica

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