Théodore Pavie,
Manoela, Récit des Açores
“ Adieu. — Parlez franchement, mère Josefa : n’est-ce pas que vous regrettez déjà votre fille ? — Relève-toi, Diogo, dit la duègne à demi-voix. Tu es un bon garçon et tu aimes ma fille, à ce qu’il paraît. L’amour tourne la tête aux jeunes gens. — Parlez franchement, répéta Diogo : n’est-ce pas que vous la regrettez ?... Laissez donc couler cette petite larme qui brille sur votre paupière, personne ne la verra que moi, et cela vous fera du bien. La vieille femme attira le jeune pêcheur dans ses bras, et le pressa sur son cœur en pleurant. ”
