Théodore Pavie,
La Fauvette Bleue, Récits des bords de la Loire
“ La flottille arrivait donc, refoulant le courant et traçant un long sillon d’écume ; elle atteignait la hauteur de l’île de Béhuard, grave et solennelle dans sa marche, élevant ses mâts par-dessus les plus grands arbres, quand le petit bateau parti en éclaireur fit un signal, et aussitôt tout le train s’arrêta ; L’eau manquait entre deux grèves : pour aller au-delà, il fallait attendre une crue. Peu à peu les grandes voiles s’abattirent les unes après les autres ; les girouettes qui s’agitaient seules à la cime des mâts dépouillés semblaient autant d’oiseaux captifs se débattant dans les airs. ”
