Edmond Papinot

Résumé

Edmond Papinot De France au Japon (1910)

A chaque coup de tangage, le bateau penche de l'avant ; l'hélice sort de l'eau à l'arrière et pendant un instant se meut dans le vide, ce qui produit dans tout le navire des trépidations très pénibles. Comme une grande quantité des marchandises a été déchargée à Saigon, le bateau est presque vide, la ligne de flottaison est à un mètre au-dessus de l'eau ; aussi nous dansons dans tous les sens, plus que ne le ferait une coquille de noix lancée sur le Mèzane un jour de grande bise.
Source : Gallica

Edmond Papinot De France au Japon (1910)

Le bateau est entouré de petits radeaux des plus rudimentaires sur chacun desquels trois ou quatre petits négrillons, en costume très sommaire, invitent à grands cris les passagers à jeter une pièce de monnaie à la mer; aussitôt la pièce lancée, tout ce petit monde plonge instantanément et l'on voit bientôt reparaitre à la surface de l'eau l'heureux gagnant de ce pittoresque concours, tenant entre ses dents le prix de sa victoire, tandis que les autres
regagnent piteusement leur radeau, où ils recommencent de crier et de gesticuler jusqu'à un nouveau plongeon.
Source : Gallica

Edmond Papinot De France au Japon (1910)

Comme nous allons presque directement sur l'Est, nous gagnons chaque jour 25 ou 30 minutes et, lorsque la sirène annonce midi, c'est avec joie que l'on avance les montres d'autant. Et cependant, bien que nos journées ne soient que de 23 heures et demie, elles nous paraissent encore, bien longues ! Un des moments les plus agréables est celui du coucher du soleil : le ciel, à l'occident, revêt alors des teintes merveilleuses et l'on ne peut se lasser d'admirer le spectacle grandiose qui nous est ainsi offert chaque soir.
Source : Gallica

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