Résumé

Alden De Montparnasse au Spitzberg (1932)

Eric, regarda Ghislaine d'un air entendu, et lui demanda :
- Et vous, mademoiselle, les Vikings vous intéresseraient-ils aussi?
— Mais, certainement, monsieur Olafsen.
— Eh bien, soit. Je vous dirai quelques mots seulement de mes ancêtres, comme un bon étudiant récite sa leçon d'histoire.
« Sachez d'abord que ce sont eux qui les premiers, ont découvert le Groënland, puis le Vinland. »
— Le Vinland? mais, où est ce pays?
— Voyons, attention. Il n'y a pas d'Américains autour de nous, n'est-ce pas?
Source : Gallica

Alden De Montparnasse au Spitzberg (1932)

A 9 heures, Eric et Ghislaine, penchés à la lisse, découvraient les îles Féroë.
Le Colombie évoluait entre le chapelet de ces sept îles, surplombées par un ciel lumineux, unique en ces parages.
M. Strande, le représentant de l'agence Bennett, expliquait à tous les passagers réunis sur le pont-promenade, que ces îles abritaient quinze mille habitants, tous vivant de la pêche.
Source : Gallica

Alden De Montparnasse au Spitzberg (1932)

Les jeunes, coiffés d'un bonnet rouge et noir, de la forme de ceux que portent les soldats belges, regardent les touristes d'un œil blasé, mais dépourvu d'ironie.
- Comme ils ont l'air mélancolique, monsieur Olafsen, dit Ghislaine à Eric.
— Oui, il faut admettre que les gens de ce pays, surtout les Islandais, sont moins gais que les Latins, certes. Il ne faut pas leur en vouloir, voyez-vous. La vie est dure pour eux, et la nature bien peu favorable. Et cependant, ces fils de Vikings méritent d être considérés comme une vieille et belle race.
Source : Gallica

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