Augusta Coupey, Fables originales
“ Chargée à couler bas. Dans une courte escale À l’empire des morts, il déleste la cale, Le pont et l’entre-pont garnis de passagers Aux poids légers, (Les âmes ne pesant que les trois quarts d’une once.) ”
L’escale désigne un arrêt sur un itinéraire de transport, souvent nécessaire pour le ravitaillement ou choisi dans un cadre touristique. Ce concept, abordé par plusieurs auteurs, révèle des nuances : Augusta Coupey en fait un moment symbolique dans un « empire des morts », tandis que Paul Claudel évoque une descente mystérieuse sur un « antique escalier ».
Les textes mettent en évidence la dualité de l’escale, à la fois pratique (réapprovisionnement) et poétique (transition, quête). Les thèmes associés, comme la navigation ou les ports, soulignent son rôle central dans les déplacements, tout en illustrant son utilisation littéraire comme métaphore de parcours ou de transformations.
Augusta Coupey, Fables originales
“ Chargée à couler bas. Dans une courte escale À l’empire des morts, il déleste la cale, Le pont et l’entre-pont garnis de passagers Aux poids légers, (Les âmes ne pesant que les trois quarts d’une once.) ”
Clair Tisseur , Le Littré de la Grand'Côte
“ L’ensemble des deux barres constitue l’escalette. — De scala, parce qu’on a comparé le liteau percé de trous à une échelle. Ce mot de scala a donné plusieurs termes de notre industrie. Voy. escaladou. ESCALIER, s. m. — Nous l’employons toujours au pluriel. Une montée d’escaliers. — Débarouler par les escaliers. Je lis dans un journal de Lyon, du 20 décembre 1880 : « Mme G... est tombée hier sur les escaliers du quai Saint-Antoine. » C’est que pour nous un escalier signifie une marche. Prenez garde dans le corridor, il y a deux escaliers à descendre. ”
Paul Claudel,
Connaissance de l’Est
“ Par un antique escalier recouvert d’un lichen chenu, je descends dans l’ombre arrière des lauriers, et, le sentier à ce tournant soudain barré par un mur, j’arrive devant une porte fermée. J’écoute. Rien ne parle, ni voix, ni tambour. C’est en vain que rudement je secoue à deux mains la poignée de bois et heurte. Durant que pas un oiseau ne crie, j’opère l’escalade. ”
Édouard Maury, Aux portes de l'Orient : la lagune de Venise… (1896)
“ Nous nous jetons dans un escalier qui semble faire partie du chemin de ronde. Le vrai plaisir, en voyage, n'est pas d'arriver à coup sûr devant telle curiosité, dûment étudiée à l'avance, mais de s'engager au hasard dans quelque passage inconnu, sans savoir où il conduit, avec cette douce crainte d'être indiscret, de pénétrer dans un domaine privé, avec le plaisir certain de surprendre la vie elle-même, et de découvrir ce qui peut être parfaitement banal. Sur l'escalier s'ouvre un couloir. Nous nous hâtons d'y pénétrer, et après quelques contours, nous arrivons dans un cloître. ”
George Sand,
Un hiver à Majorque
(1869)
“ Alors une faible lueur perça les ténèbres, et je vis que j'étais sur la dernière marche d'un escalier aussi vaste que le pied d'une montagne. Derrière moi, il y avait des milliers de degrés de fer rouge ; devant moi, rien que le vide, l'abîme de l'éther, le bleu sombre de la nuit sous mes pieds comme au-dessus de ma tête. Je fus pris de vertige, et, quittant l'escalier, ne songeant plus qu'il me fût possible de le remonter, je m élançai dans le vide en blasphémant. ”
L. Louis-Lande, Revue des Deux Mondes
“ A mesure qu’on s’élève, le chemin devient plus périlleux : les escaliers tournent et s’allongent aux flancs des hautes tours creuses, vides du haut en bas; un moment de vertige, un faux pas, vous précipiterait dans l’abîme. ”
Jean Sales-Girons, Pierrefonds-les-ruines et Pierrefonds-les-bains (1856)
“ Si nous aimons les panoramas enchanteurs, gravissons les 160 marches de ce petit escalier qu'on a établi dans la tour la mieux conservée, et arrivons sur la plateforme plombée, d'où la vue se perd bien loin à l'horizon. ”
Various, L'Illustration, No. 0063, 11 Mai 1844
“ Au pied du grand escalier de pierre, tout à l'angle de la salle des Pas-Perdus, ne voyez-vous pas une sorte de voûte sombre et ténébreuse qui s'enfonce dans le flanc du monument? avancez lentement, à tâtons, dans cette obscurité profonde, vous finirez par vous heurter, tout au fond, à un petit escalier noir, roide et délabré, qui monte en spirale vers une région moins opaque où règne une sorte de demi-jour douteux. ”
William Bernard Ullathorne,
La sainte montagne de la Salette
(1854)
“ Jetez les yeux en arrière, vous apercevez un profond abîme aux escaliers gigantesques avec des arbres pour balustrades. D'immenses et sombres gradins de montagnes s'élèvent au-dessus de l'œil du voyageur, brisant en tout sens la ligne de l'horizon, revêtant une forme fantastique, coupés par des précipices de mille pieds de profondeur. ”
Charles Richet,
Revue des Deux Mondes
“ L’illusion fait qu’un pont, une avenue, paraissent n’avoir pas de fin et se prolonger à des distances inouïes, invraisemblables. Quand on monte un escalier, les marches semblent s’élever jusqu’au ciel. ”
M. A. Poussielgue, Le Tour du monde
“ Près de la porte du défilé, qui est ornée de statues de lions ailés, quelques-uns des voyageurs purent monter, par un escalier formé de fragments de rochers énormes, jusqu’à la cime de la montagne. De ce point, la vue est magnifique ; elle plane de cinq cents mètres de haut sur un chaos de roches entassées les unes sur les autres, que bornent à l’horizon les grandes plaines arides. ”
Anthologie critique des poètes (1911)
“ Nous montons, affaiblis et las, Le sombre escalier de la vie, Dont chaque marche, sous nos pas, Disparaît, à peine gravie, Les planches s'effritent sans bruit, Comme le jour et comme l'heure ; L'escalier tourne dans la nuit, De ses degrés rien ne demeure. Au coeur blessé perle du sang, La plaie inguérissable est faite ; Nul ne s'arrête et ne descend : Il faut arriver jusqu'au faîte. 1. A. Lemerre, éd. ANTHOLOGIE DE LA POÉTIQUE 97 Heureux si nous avons gardé La rampe du devoir austère, Et si nos yeux ont regardé, Par le ciel ouvert, la lumière ! ”
Charles Didier,
Revue des Deux Mondes
“ Un escalier dégradé, comme tout le reste, mène aux terrasses supérieures. L’ascension est difficile, mais on est dédommagé de sa peine, en atteignant le faîte, par l’air pur qu’on y respire et le vaste horizon qu’on a sous les yeux. ”
René Doumic,
Revue des Deux Mondes
“ Les acteurs, sur qui cet escalier exerce une sorte d’attirance et une manière de fascination, en descendent à chaque instant les marches et arrivés au plateau inférieur, continuent d’aller, de venir, et de réciter leur rôle, après quoi, ils remontent pour recommencer leur inlassable promenade. ”
Judith Gautier,
Isoline et la Fleur Serpent
“ Le premier éclair cingla l'horizon au moment où je mis le pied sur la première marche de l'escalier, et un grondement sourd roula sur la mer. Je remontai lentement les degrés, vaguement effrayé dans la nuit plus noire après la lueur. ”
Stéphen d' Arve, Histoire du Mont-Blanc et de la vallée de Chamonix… (1876)
“ L'escalade du Corridor se fit bien. Vous savez que c'est le passage le plus périlleux de l'ascension : dans Un mur de glace, plongeant sur un horrible précipice, On taille à la hache des marches à peine suffisantes Pour poser la moitié du pied, et l'on monte ainsi pendant une heure. Le Corridor recèle toute la poésie Vertigineuse de la plus sublime horreur qu'on puisse rêver. ”
Mahéo, Notice historique sur le château de Dinan (1853)
“ On vous ouvre enfin la porte d'un étroit escalier qui vous conduit sur la plateforme, le plus haut point du donjon. V. Aucune description ne peut donner une idée de l'admirable pompe du paysage qui s'offre aux regards, du haut de cette montagne de pierre élevée par la main de l'homme. D'ici, votre œil parcourt à loisir un aspect sans borne , l'horizon est immense : vous voyez beaucoup de choses, et vous ne fixez rien d'abord, tant la vue se confond dans l'immensité de sujets variés qui vous apparaissent sous toutes les formes, au loin et auprès. ”
Marius Bernard, Excursion à La Sainte-Baume : les étapes d'un touriste en France (1902)
“ Ce n'est bientôt plus qu'un sentier raide, jonché de gros cailloux, qu'un escalier accidenté, abrégé par un seul raccourci qu'on ne peut prendre qu'au retour et à la condition burlesque de s'asseoir sur les feuilles mortes et de se laisser ainsi glisser sur sa pente. ”
Erckmann-Chatrian, Histoire d’un paysan (1868)
“ Un escalier descend en vrille du haut en bas, tout glissant et sombre ; et tous ces gens vivent ensemble sans se connaître, sans s’inquiéter les uns des autres, ni même se regarder, ou se dire bonjour en passant. ”
“ Votre escalier m'essouffle, je ne peux plus le monter qu'en trois ou quatre étapes ; le cœur me bat trop fort. Par-dessus le marché, j'ai de l'enflure aux jambes. Tout ça ne sera rien, mais il m'est plus commode de vous attendre chez moi que de grimper chez vous. ”
“ Figurez-vous un tout petit préau profond, à ciel ouvert, avec des constructions situées autour comme les parois d'un puits, et, sous les arcades de ce préau, un autre escalier rapide qui s'enfonce à perte de vue, on ne sait où. ”
Saint de Lisieux Thérèse, Soeur Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte Face
“ Voulant absolument atteindre le haut d'un escalier pour retrouver sa maman, il lève son petit pied afin de monter la première marche. Peine inutile! il retombe toujours sans pouvoir avancer. Eh bien, soyez ce petit enfant; par la pratique de toutes les vertus, levez toujours votre petit pied pour gravir l'escalier de la sainteté, et ne vous imaginez pas que vous pourrez monter même la première marche! non; mais le bon Dieu ne demande de vous que la bonne volonté. Du haut de cet escalier, il vous regarde avec amour. ”
Henri Barbusse,
L’Enfer
(1908)
“ C’est un escalier grand comme la montagne, la nature martyrisée sur des kilomètres carrés, refaite par le dessin linéaire, offerte en harmonie — car, d’en haut ou d’en bas, on embrasse l’escalier d’un seul coup d’œil — et aussi, profondément resculptée ”
F. de Saulcy, Revue des Deux Mondes
“ C’est une escalade sans interruption et à quelques centaines de pieds de hauteur à pic, centaines de pieds qui vont toujours en se multipliant. Décidément, il ne ferait pas bon regarder à gauche en montant cette route beaucoup trop pittoresque, car le vertige vous prendrait infailliblement. ”
Gaston Deschamps,
Sur les routes d'Asie
(1894)
“ Sous le chaud soleil, sur ces escaliers de granit où le pied glissé, on n'a guère le temps d'admirer l'ouverture superbe des vallées, la gravité du paysage, la fraîcheur des cascades... Par endroits, le sentier s'enfonce en des paradis de verdure, délicieux repos. ”
Anonyme, Politesse canadienne (1847)
“ Si vous êtes dans l’escalier, et qu’une personne, qui vous est supérieure, vienne pour descendre, avant que vous n’ayez dépassé le milieu de l’escalier, redescendez : laissez-la passer, puis reprenez votre ascension. ”
Amélie Fliche, Les voyageuses au XIXe siècle.… (1889)
“ C'est avec plaisir que je monte un nouvel escalier qui nous conduit à une plate-forme ronde, tout en marbre blanc et entourée de balustrades sculptées à jour. Au milieu s'élève le grand mausolée; nous en faisons le tour, et, du côté opposé, nous trouvons un mur à pic adossé à la montagne, qui est couverte d'une végétation inextricable. ”
Fulgence Girard, Le Monde illustré
“ Serrée entre deux montagnes aux pentes abruptes, elle n’est formée que d’une rue unique. La hauteur de droite est couronnée par un fort avec lequel ses rapports expéditifs ont lieu au moyen d’un escalier d’une rapidité effrayante qui n’a pas moins de six cent soixante marches. ”
Victor Fournel,
Aux pays du soleil. Un été en Espagne…
(1883)
“ Mais j'invite le lecteur à faire avec moi l'ascension du Dôme : c'est le seul moyen d'avoir une véritable idée de sa magnificence. On s'engage dans un escalier, divisé d'abord en petites étapes de trois et quatre marches, pour ne point effrayer les jambes encore hésitantes. A mesure qu'on avance, par les embrasures percées dans la muraille, puis par les trèfles et les broderies à jour des bordures, on aperçoit de toutes parts un fourmillement de flèches et de statues qui semblent se dérouler en spirales infinies, et marcher avec le visiteur comme si elles le poursuivaient. ”
Émile Delmas,
Java, Ceylan, les Indes : excursion sous l'équateur et la zone torride
(1897)
“ Une ascension, sous les tropiques, est bien rarement une partie de plaisir; mais le touriste est largement payé de ses sueurs par le charme du panorama. Un large escalier intérieur, dont les marches, taillées à même dans le granit, sont rayées de rouge et de blanc, vous conduit au sommet du Roc, par 431 marches. ”
“ Perdre l’équilibre dans un escalier fort raide, se résigner à dégringoler six étages sur les reins et s’arrêter à l’entre-sol.Voir un homme s’élancer sur vous, s’imaginer qu’il a un poignard dans la main, et ne recevoir qu’un soufflet. ”
L. Vitet, Le Nouveau Louvre et les Nouvelles Tuileries
“ Tout ce qui n’est pas vu du dehors, les distributions, les décors, les dégagemens, les escaliers, tout l’intérieur enfin marche d’un pas beaucoup moins prompt, nous dirions presque avec lenteur. Faut-il s’en étonner ? ”
Émile Gaboriau,
Les cotillons célèbres. Deuxième Série
“ Involontairement on écoute l'écho des pas dans les escaliers, les craquements sourds des boiseries, les gémissements du vent dans les corridors. Devant chaque porte on s'arrête, on hésite à ouvrir, qui trouvera-t-on derrière? ”
Jules Girardin, Fausse route (1897)
“ Le meilleur moyen de ne pas s'essouffler en montant un escalier, c'est de le monter à reculons. (J'avale de travers parce que je pouffe de rire ; le docteur essuie ses lunettes, ses regards se fixent sur mon nez qui devient tout blanc.) ”
Madame de Stolz, Fauvette : suite de Valentine (1877)
“ Si l'on traverse ces hauts vestibules, ces grandes salles, si l'on monte ce superbe escalier de pierre, si l'on parcourt cette belle et antique demeure, on sent que ses proportions requièrent l'animation, le mouvement, pour que son aspect ne soit pas trop sévère et trop solennel. ”
Napoléon Roussel,
Mon voyage en Algérie raconté à mes enfants
(1852)
“ S'il existait des géants de cinquante ou cent pieds de hauteur, comme on les représente dans les contes de fées, ils pourraient prendre cette ville pour un escalier conduisant au sommet de la montagne, et chaque terrasse leur servirait de degré pour poser leurs pieds immenses. ”
Émile Desbeaux,
La Maison de mademoiselle Nicolle…
(1886)
“ Puisque nous en étions tout à l'heure à chercher l'origine des mots, je te dirai qu'escalier vient d'un mot latin, signifiant échelle. Un escalier n'est, en effet, autre chose qu'une suite de marches échelonnées. ”
Victor Hugo,
Œuvres complètes de Victor Hugo En voyage…
“ Ils montent des escaliers et descendent des échelles. Ils vont sur le gazon, sur le granit, sur la glace. Ils côtoient le bord extrême des précipices. Ils marchent délicatement et avec esprit, comme des chats. ”
Edmond Cazal, Voluptés de guerre (1918)
“ Et la marche, la marche dans les chemins creux, sur les plateaux nus, au long des grands ravins, à travers les noires sapinières, — la marche mécanique et lourde dans la boue jusqu'à mi-jambe et dans l'eau jusque par-dessus la tête. ”
B. Van Vorst, Revue des Deux Mondes tome 12, 1902
“ Descendant l’escalier qui rattache la station à la route de montagne sur laquelle elle est perchée, je rejoins un homme qui suit son chemin en bottes de caoutchouc, plusieurs outils aratoires sur l’épaule. ”
Louis d' Orléans-Bragance, Dans les Alpes, 1896-1899. Mont-Blanc… (1901)
“ L'escalade n'a d'ailleurs rien d'excessivement ardu, le rocher, un rocher oolithique aux prises bien marquées, nous permettant à chaque moment de placer pieds et mains en toute sûreté. A mesure que nous avançons, cependant, le couloir se rétrécit, et bientôt nous nous trouvons enfermés entre deux parois verti- cales qui ne nous laissent voir au-dessus de nos têtes qu'un étroit bandeau de ciel. La neige s'est amassée au fond du couloir et s'y est peu à peu transformée en glace; pour nous permettre d'avancer, les guides sont obligés de tailler à coups de piolet un véritable escalier. ”
Jules Bois,
L’Au delà et les forces inconnues
“ Comme dans un cauchemar, nous distinguons un escalier tortueux avec des griffons mâle et femelle, qui cramponnent aux cloisons leurs pattes onglées ; puis encore des gravures mornes, dans des cadres que le temps dédore ”
Charles Normand, Le vignole des ouvriers. Quatrième partie… (1870)
“ Pour les escaliers dont les marches sont toutes ou en partie parallèles, celle de base scellée en place, de même que la marche la plus élevée, au moyen d'un cordeau tendu de l'une à l'autre, on obtient facilement la place du scellement pour chacune de celles qui doivent remplir l'espace entre celle de base et celle de l'extrémité. ”
Jacques Normand, Les Jours vécus (souvenirs d'un Parisien de Paris… (1910)
“ Dans un tourbillon de poussière il nous conduit à la célèbre tour de Constance , massive , puissante , la seule ne faisant pas corps avec l' enceinte . Nous voilà dans l' escalier en colimaçon , aux marches usées . Un coup d' œil à l' oratoire de saint Louis , un autre à la grande salle des Chevaliers et nous arrivons sur la plate-forme ... Zou ! zou ! zou ! le vent , un instant oublié à l' abri de la tour protectrice , nous saisit un par un à la sortie de l' escalier , nous happe , nous aspire , nous soulève , nous retourne ... ”
Quatrelles, Voyage autour du grand monde (1869)
“ A gauche est une merveille. Nous avons tous admiré le grand escalier dont Strickleiter, le Vignole de Munich, a fourni les dessins; le grand escalier de marbre rose, à la rampe ornée, sculptée, fouillée en plein cœur de Carrare par l'illustre Hœrnchen, il est transformé ce soir. ”
Jules Claretie,
Voyages d'un Parisien, par Jules Claretie…
(1865)
“ L' ascension est rude . Trois cent trente marches , très-rapides , assez glissantes et quelque peu usées . Il semble parfois que l' escalier tremble sous vos pas ; les fenêtres à ogives qui s' ouvrent brusquement sur l' extérieur découvrent , au-dessous de vous , la place du Château , et les passants hauts comme des pygmées . ”
Edmond de Goncourt,
Journal des Goncourt
“ Nous arrivons aux Français. Les abords nous semblent assez vivants, assez remuants. Nous montons en victorieux cet escalier, que nous avons monté si souvent dans des dispositions d’esprit si différentes. ”
