Résumé

L. Vitet Le Nouveau Louvre et les Nouvelles Tuileries

Un bon mot répété devient une sottise ; l’architecture a aussi ses bons mots. Ici notre grand grief n’est pas seulement cette faute de goût, cette imitation défectueuse, cette répétition monotone : c’est quelque chose d’infiniment plus triste, quelque chose d’irréparable, la destruction d’une œuvre unique en son genre, d’une œuvre que les amis de notre art national tenaient en haute estime, et qui donnait du talent de Lescot un sobre et vigoureux exemple, non moins précieux peut-être que son brillant chef-d’œuvre.
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L. Vitet Le Nouveau Louvre et les Nouvelles Tuileries

Ce simulacre, cette décoration de théâtre, sans accent, sans profondeur, sans ombre, sans lumière, substitué au plus simple, au plus ferme des soubassemens, c’est plus qu’un contre-sens, plus qu’une irrévérence, c’est une profanation. Quel architecte libre de toute entrave, maître de ses mouvemens, se serait jamais prêté à un tel sacrifice ? C’était la condition première du plan de Visconti que le maintien respectueux de ce pavillon et de cette façade.
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L. Vitet Le Nouveau Louvre et les Nouvelles Tuileries

Ce qu’il y a de plus triste, c’est que, dans l’art de bâtir, les faux pas et les inadvertances ne se réparent pas comme on veut. Allez donc demander qu’on nous rende le pavillon de Flore tel qu’on l’avait reçu ! Faites gratter ces pierres si finement sculptées, détruisez tous ces charmans détails ! Que de main-d’œuvre, que de talent, que d’habileté perdus ! On se révoltera contre votre purisme, il n’y faut pas songer, il faut subir le contre-sens. Notre gros pavillon restera tout cousu de fines broderies et surmonté de figures tapageuses : toutes les disparates à la fois !
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