Charles Auberive

Résumé

Charles Auberive Voyage d'un curieux dans Paris (1860)

Ce qui saisit à cette distance, où l'œil le plus exercé ne peut rendre compte d'aucun détail, c'est le caractère de force et de puissance dont la pensée se présente à l'esprit du spectateur. Il ne peut, sans une émotion involontaire, contempler l'enveloppe extérieure, -la ruche travaillée par l'architecture humaine qui couvre le Paris intelligent , le Paris où bouillonne le génie de la France, celui de l'Europe civilisée qui se donne rendez-vous à toute heure dans la grande capitale.
Source : Gallica

Charles Auberive Voyage d'un curieux dans Paris (1860)

Paris prend à ces reconstructions l'unité perdue depuis le moyen-âger et quelque soit le caprice des architectes dans l'ornementation extérieure, quelque mauvais goût souvent qui préside aux détails des façades, l'ensemble des maisons présente assez de traits de ressemblance pour que l'œil ne soit plus choqué du mélange incohérent et bizarre de constructions disparates. Il faut reconnaître que les rues gagnent en monotonie ce qu'elles perdent en originalité. Mais l'œil de l'homme aime l'ordre, la proportion, conditions rigoureuses de l'harmonie.
Source : Gallica

Charles Auberive Voyage d'un curieux dans Paris (1860)

Je me suis arrêté longuement à étudier les bas-reliefs qui décorent extérieurement la clôture du chœur. Ils sont d'une grâce charmante, rappelant ce que le moyen-âge a sculpté de plus naïf en ce genre. La pierre est bien fouillée ; les contours sont délicats ; le dessin ne manque pas de pureté. C'est sans auciin doute la page de sculpture la plus précieuse que Paris possède des artistes du moyen-âge, toute mutilée qu'elle soit par les réparations des siècles postérieurs.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature