Résumé

P. Bailly Paris dans sa splendeur sous Napoléon III… (1862)

Le portail de Saint-Gervais est le chef-d'oeuvre de l'art néo-grec; il est très-majestueux assurément, mais de quel poids ne pèse-t-il pas sur le sol près de ce pignon aigu, de ces arcatures ogivales, de ces flèches élancées qui semblent monter avec la prière!. Je sais que certaines écoles d'architecture ne voient, aujourd'hui encore, que le chaos de la barbarie dans l'esthétique du moyen-âge; mais qu'importe, lorsque tout y révèle, suivant l'expression d'Émeric David, une véritable création, grande, audacieuse, profondément calculée et dont aucun peuple, aucun temps n'avait offert d'exemple.
Source : Gallica

P. Bailly Paris dans sa splendeur sous Napoléon III… (1862)

Il est à regretter que les bâtiments de service soient distribués sans ordre et sans plan. Ce défaut avait frappé Napoléon; pour réaliser un projet grandiose qui mûrissait dans sa tête, il méditait de les jeter bas, et, tout en respectant l'oeuvre de Libéral Bruant et de Mansard, de donner à l'édifice la forme d'une vaste croix dont le dôme eût occupé le centre, et qui eût présenté à tous les points cardinaux quatre façades semblables à celle qui existe aujourd'hui. Ce plan eût fait de l'hôtel un monument unique dans le monde : qui sait si on ne le reprendra pas quelque jour?
Source : Gallica

P. Bailly Paris dans sa splendeur sous Napoléon III… (1862)

C'était sous cette triple coupole que devait être placée, dans le projet de Soufflot, la châsse de sainte Geneviève, de manière à être vue de toutes les parties de l'édifice. On se croyait au siècle du progrès et des lumières, et personne ne s'attendait à une invasion de Vandales; mais à peine la nouvelle basilique a-t-elle été livrée à l'admiration des Parisiens, que la Révolution éclate et que le temple dédié à la patronne de Paris devient le Panthéon. Jamais les hommes n'ont plus de dieux que lorsqu'ils ne croient plus à Dieu!
Source : Gallica

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