Eugène de La Gournerie

Résumé

Eugène de La Gournerie Histoire de Paris et de ses monuments… (1854)

« Oh! que Constantinople est unebelle et grande cité ! s'écriait Foulques de Chartres. Que de couvents ! que de palais ! quel art admirable dans l'architecture ! On ne saurait imaginer toutes ses richesses en or, en argent, en variété d'étoffes. » — « Nous avions peine à croire, dit Villehardouin, qu'il y eût au monde une ville si belle et si riche. Grandes murailles, hautes tours, riches palais, superbes églises, tout était si magnifique que nous n'aurions jamais pu nous faire une idée de cette ville impériale si nous ne l'avions vue de nos propres yeux. »
Source : Gallica

Eugène de La Gournerie Histoire de Paris et de ses monuments… (1854)

La Révolution n'a pas laissé de monuments à Paris, mais elle y a laissé des souvenirs ; et quels souvenirs !
Au Palais-Royal, ce sont les premières excitations de toutes les émeutes: c'est Camille Desmoulins, avec son éloquence des rues; Théroigne de Méricourt, avec sa bande de prostituées qui hurlent des chants de mort en attendant qu'elles tricotent autour de la guillotine. A l'Hôtel-de-Ville, ce sont les tètes sanglantes de Foulon et de Berthier, promenées au bout de longues piques ; à la Bastille, c'est le premier triomphe de la démagogie, toujours invincible lorsqu'on a peur d'elle.
Source : Gallica

Eugène de La Gournerie Histoire de Paris et de ses monuments… (1854)

Mais, à l'avènement de Charles VI, la chevalerie redevient dominante avec ses ambitieuses rivalités et sa fière indiscipline. Triste règne, où le roi est -d'abord un enfant, plus tard un fou ; où le pouvoir flotte au gré de passions sans frein; où le crime et la honte sont
partout, dans le palais que souille l'adultère, dans les rues que rougit l'assassinat, dans les champs que parcourent des bandes d'écorcheurs, « rôtissant au feu hommes et enfants, » pour en avoir rançon.
Source : Gallica

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