Edmond Cazal, Voluptés de guerre (1918)
“ Par une après-midi semblable, l'année dernière, je haletais sur une route poussiéreuse, les pieds meurtris, les épaules sciées par les courroies de mon sac. Je goûtais alors la rude volupté de la souffrance consentie, du sacrifice volontaire, de la mort acceptée. J'aurais pu mourir comme des milliers d'hommes, et autant qu'eux avec une joie violente et farouche... Mais je vis ! Pour tous les hommes qui vivent dans l'ardente joie de sa lumière et de sa chaleur, cet été puisse-t-il être le dernier des étés où l'on tue ! ”
