Tancrède de Visan, Lettres à l’élue
“ Ce n’est qu’à vous mieux connaître, vous et la nature votre sœur, que j’appris à ne plus faire de phrases, à être vrai, à vivre des émotions conduites à leur paroxysme, jusqu’à la sérénité, à cet état où toutes les facultés s’équilibrent dans leur plus haute tension. Au contact de votre foi j’ai resplendi d’aurore. Voilà bien cette grande supériorité dont je fus d’abord jaloux : vous n’avez jamais douté de rien, ni vous, ni votre grand-père, ni ceux de ce pays. Votre vie est un tissu de certitudes, un écheveau d’évidence qui se déroule. ”
