Louis de Robert,
Le roman du malade
(1911)
“ Le temps s’écoule, et ce cœur qui bat toujours comme un marteau de forge !... J’ai parlé ; il le fallait ! Je respire mieux. Je ne pouvais plus ruser, plus feindre. Je la veux à moi avec tous les périls que comporte ma folie. Quand je l’aurai, je saurai bien la garder... Mon bonheur, si court qu’il soit, durera bien autant que moi-même. Je suis sourd à la raison. Je m’exalte. Elle sera là ; je l’imagine étendue à mon côté, défaite, lasse, épuisée ; ainsi elle arrivera à me ressembler ; mais, elle, c’est l’excès du plaisir et de la volupté qui mettra sur sa pâleur l’image de la mort... ”
