Javotte

Définition et enjeux

Mathilde Sandras,  Le manuscrit de Javotte (1885)

“ Quand je me vis seule, ma philosophie m'abandonna. Les souvenirs de mon pays et de ma famille se joignirent au chagrin que me causait mon éloignement de Jack ; mon cœur se gonfla ; je hérissai mes plumes, et, me plaignant moi-même, je me répétai maintes fois sur un ton douloureux : « Pauvre petite Javotte, pauvre petite Javotte ! »
La maîtresse de l'auberge, étonnée de mes accents, vint auprès de moi : « Javotte, me dit-elle doucement, ton maître va revenir bientôt ; console-toi; je vais te donner de l'eau fraiche et quelque chose de bon à manger pour te faire prendre patience. »
”
Source : Gallica

Paul Féval,  À la plus belle

“ Ah ! Seigneur ! Seigneur ! que je suis abandonnée ! N’as-tu pas honte, Javotte, de me laisser aux bras ces festons surannés ? La mode en était sous le feu duc ! et mes cheveux ! ne dirait-on pas que tu as cru coiffer Mme ma chère tante ?... Vraiment, moi je t’admire, Javotte ! tu restes là, tu ne dis rien... Penses-tu que ce soit à toi que je parle ?
— Ah ! dame ! ah ! dame ! fit Javotte suffoquée ; mi Jésus ! faut pas mentir, qué qui vous a mordue, not’ demoiselle ?
”
Source : Wikisource

Mathilde Sandras,  Le manuscrit de Javotte (1885)

“ « Georges... —Allons, Marie, Javotte attend. » Marie prit dans la grande lettre de Georges une mignonne petite lettre et commença.
« Javotte chérie,
« Ton ami Georges sera près de toi le 24 décembre au soir; notre séparation touche à son terme; nous irons finir l'hiver à la villa des Orangers. Maman a pris toutes les mesures nécessaires pour que tu ne souffres pas du froid en route.
« Au revoir, à bientôt, Javotte chérie, nous t'embrassons.
« GEORGES. »
Mon cœur battait dans ma poitrine avec une telle violence que je faillis m'évanouir.
”
Source : Gallica

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