Mathilde Sandras, Le manuscrit de Javotte (1885)
“ Quand je me vis seule, ma philosophie m'abandonna. Les souvenirs de mon pays et de ma famille se joignirent au chagrin que me causait mon éloignement de Jack ; mon cœur se gonfla ; je hérissai mes plumes, et, me plaignant moi-même, je me répétai maintes fois sur un ton douloureux : « Pauvre petite Javotte, pauvre petite Javotte ! » La maîtresse de l'auberge, étonnée de mes accents, vint auprès de moi : « Javotte, me dit-elle doucement, ton maître va revenir bientôt ; console-toi; je vais te donner de l'eau fraiche et quelque chose de bon à manger pour te faire prendre patience. » ”
