Mathilde Sandras

Résumé

Mathilde Sandras,  Le manuscrit de Javotte (1885)

“ Pendant que je l'examinais, Elphy vint nous rejoindre. « Enfin, te voilà, ma chère Elphy! s'écria Georges en lui sautant au cou. Il est bien temps que j'aie le plaisir de te posséder; il me semble qu'il y a des siècles que je ne t'ai vue. J'étais impatient de te raconter le hasard extraordinaire qui m'avait fendu propriétaire de mon moineau et de ma tortue. Mais, avant tout, je veux que tu saches que je me suis beaucoup ennuyé en ton absence et que si je ne te l'ai pas écrit, c'était pour ne pas te faire de la peine; je n'aurais pas été si malheureux, si tu m'avais laissé Javotte. » ”
Source : Gallica

Mathilde Sandras,  Le manuscrit de Javotte (1885)

“ Quand je me vis seule, ma philosophie m'abandonna. Les souvenirs de mon pays et de ma famille se joignirent au chagrin que me causait mon éloignement de Jack ; mon cœur se gonfla ; je hérissai mes plumes, et, me plaignant moi-même, je me répétai maintes fois sur un ton douloureux : « Pauvre petite Javotte, pauvre petite Javotte ! »
La maîtresse de l'auberge, étonnée de mes accents, vint auprès de moi : « Javotte, me dit-elle doucement, ton maître va revenir bientôt ; console-toi; je vais te donner de l'eau fraiche et quelque chose de bon à manger pour te faire prendre patience. »
”
Source : Gallica

Mathilde Sandras,  Le manuscrit de Javotte (1885)

“ Elphy, ma douce fleur, avait besoin de chaud soleil pour s'épanouir, et ce chaud soleil était lent à lui envoyer ses rayons. Parfois, la nuit, je rêvais que j'emportais ma chère malade sur mes ailes jusqu'aux rives brûlantes du Sénégal; là, l'air n'arrivait qu'attiédi à ses poumons délicats ; le frisson ne parcourait plus son corps frêle et languissant ; elle reprenait vie et santé, et je la ramenais pleine de force dans sa famille. Quand le doux printemps fut de retour, je
crus presque que ma chère maîtresse allait guérir sans lui faire entreprendre le voyage de mes rêves
”
Source : Gallica

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