Jules-Ernest Larivière

Résumé

Jules-Ernest Larivière L’iris bleu

Yves est ici depuis deux jours... Ce pauvre enfant est encore bien faible, sa blessure commence à se cicatriser et il a besoin de beaucoup de ménagements encore ; mais Dieu soit loué, tout danger est maintenant passé.
Hier soir, je voulais lui parler de mes projets ; il était si pâle, si faible, je n’ai pas osé. Oserais-je jamais ? J’ai tellement peur d’une déception... Les traditions, la famille, le passé c’est le domaine de la vieillesse ; mais lui que seul le sang rattache à ces souvenirs, lui qui est la jeunesse, le plaisir, l’avenir, ai-je bien le droit de le river au passé ?
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Jules-Ernest Larivière L’iris bleu

Est-ce toi, Andrée ? demanda-t-il.
— Comment ? c’est vous, Monsieur Marin ; quel bon vent vous amène ? je... Puis apercevant Andrée au bras du notaire : Mais quoi ! vous vous connaissez donc ?
— Nous venons de nous présenter l’un à l’autre. Docteur, je vous demande la main de Mademoiselle Andrée, votre pupille !
— Comment ? La main d’Andrée... Ai-je bien compris ? Mais dites donc, est-ce que je rêve ?
— Non, Docteur, vous ne rêvez pas du tout, nous venons de découvrir que nous nous aimions, Mlle Andrée et moi, et nous vous prions de consentir à notre mariage...
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Jules-Ernest Larivière L’iris bleu

Vois-tu, mon chéri, il ne faut pas faire d’héroïsme inutile et courir après la douleur. Quand j’ai appris que tu étais accouru au chevet de ton oncle, que tu étais resté pour les funérailles, je t’ai approuvé tout en te plaignant de tout cœur, c’est si ennuyeux la souffrance et la mort ; mais, maintenant qu’il repose parmi les morts, laisse ton oncle dormir en paix, et reprends ta vie de plaisirs à mes côtés, la vie serait trop embêtante si l’on s’attardait à ressasser nos chagrins et nos misères.
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