Résumé

P. Guérinet Paul, ou les Dangers d'un caractère faible… (1839)

Angelina se trouvait précisément avec ces messieurs.
— Eh bien ! dit Delport en le voyant, comment va le vieux? Je crois que vous le nourrissez de nectar et d'ambroisie ; il n'en finit pas.
— C'est vrai, reprit Angelina ; on dirait qu'on lui a fait prendre le breuvage de l'immortalité , il paraît que la mort a peur de lui.
— Je suis tenté de le croire comme vous, dit Rhall ; car depuis quelque temps il se porte comme un roi.
— Oui, comme un vieux roi qui aurait la goutte, ajouta Verney. Vrai d'honueur! je m'y perds; il n'est pas permis de vivre si longtemps.
Source : Gallica

P. Guérinet Paul, ou les Dangers d'un caractère faible… (1839)

Allons donc, dit Rhall, vivrez-vous toujours comme un enfant de dix ans !
Paul se croyait dans l'obligation de refuser, car il prévoyait un peu, sans trop s'en rendre compte, les dangers qui le menaçaient ; mais tourmenté par ce tyrannique respect humain qui l'arrêtait comme avec une main de fer, il céda.
Un repas est un terrible moyen de séduction. Si vous tenez à conserver votre religion et la pureté de vos moeurs, ne vous asseyez pas à la table d'un homme immoral, irréligieux... Le dîner d'Angelina fut ce qu'il ne pouvait manquer d'être...
Source : Gallica

P. Guérinet Paul, ou les Dangers d'un caractère faible… (1839)

Paul eut honte de son costume : c'était mal à lui ; cette honte le perdra ; dès ce moment il eût dû retourner à Saint-Vallier; c'était le mauvais air de la grande ville qui entrait déjà dans son âme. Ne rougissons jamais de nos premiers vêtements, nous perdons souvent à l'échange.
Antoine fut enchanté de l'amour-propre de son neveu; il lui mit, pour l'éblouir , une poignée de louis dans la main, en ajoutant : Va trouver M. Rhall, il te fera habiller comme il faut ; et l'on ne rira plus de loi. La vue de tant d'or produisit sur le fils de Jean Thibault un effet magique
Source : Gallica

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