Résumé

Amédée Gouet La dette de famille : grandeurs et misères du foyer (1862)

En peu de moments, on vit courir sur les sentiers la rouge lueur des torches. On eût dit des feux follets gravissant les rochers, puis se perdant au fond des ravins pour reparaître bientôt plus brillants dans les ténèbres.
— Que se passe-t-il encore, nom de nom ! dit le maître d'école au cousin Gaillard. La fatalité antique s'en mêle ! ma parole d'honneur !
— C'est aussi mon avis ! La fatalité antique est une vieille scélérate qui se mêle de tout, même de faire déraisonner les modernes, répondit l'amer épicier.
Antoine, malgré l'obscurité, n'avait pas perdu les traces de Pierre.
Source : Gallica

Amédée Gouet La dette de famille : grandeurs et misères du foyer (1862)

Il est jaloux de toi, Antoine. C'est un coeur envieux, un orgueilleux, il n'aime ni son père, ni sa mère ; il n'aime personne. Il nous a ruinés; il est né pour notre malheur !
— Non, non, cher père, ne croyez pas cela, répondit Antoine d'un accent ému. Pierre vous aime autant que nous vous aimons.
En même temps, il tendit la main à Pierre, tandis que Claude et Guillemette se levaient d'un air chagrin, comme pour aller l'embrasser. Madeleine protestait aussi, par sa tristesse, contre les dures
paroles du vieillard.
Source : Gallica

Amédée Gouet La dette de famille : grandeurs et misères du foyer (1862)

Claude regarda Antoine avec épouvante.
— Je te condamnerais, répéta Bruno, convaincu de ton crime, qu'aurait prouvé dans mon esprit ton mensonge maladroit.
Le prisonnier tomba assis, comme si ses jam-bes ne pouvaient plus le soutenir.
— Mais tu es mon frère, Antoine, répondit-il d'une voix étouffée ; tu n'es pas mon juge ; tu me connais, tu sais que je ne suis pas coupable. Tuer un homme, moi ! l'assassiner, moi ! Oh! mais c'est de la folie! C'est-à-dire que, lorsque je songe à cette accusation, je crois faire un mauvais rêve ; je me crois fou !
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature