Marguerite-Marie d' Armagnac, Neiges éternelles, éternelle chanson… (1938)
“ Vous ne me répondez pas ? reprit Antoine tandis que Claude gardait le siilence. — Que vous répondrais-je, mon ami, vous n'êtes pas libre. — Quand Anne saura que je vous aime, elle me rendra ma liberté. Des fiançailles ne constituent pas un lien infrangible et peuvent se rompre. Je me suis trompé, je n'ai jamais aimé Anne, sinon en amie d'enfance, comme la chère petite compagne de mes jeux. J'ai eu pitié de sa fragilité, de sa peine en se voyant atteinte. Cette amitié, cette pitié que j'ai prises pour de l'amour m'ont gardé, m'ont empêché de connaître des passions qui auraient pu m'éclairer. ”
