Fendrich

Résumé

Fendrich Les sports de la neige (1912)

Maint bon skieur s'épuise et se met en nage pour n'arriver qu'à rafraîchir, à chaque essai, son front en sueur dans la neige
profonde, d'autres volent après peu de temps, tout à l'aise, et sans tomber. Mais si tout bon skieur n'est pas un bon sauteur, tout bon sauteur est en revanche un fin skieur et s'il joint à ces qualités l'endurance, c'est encore mieux. Il est indiscutable en tous cas que le saut élève et raffermit considérablement l'assurance intérieure et extérieure du skieur. C'est le plus beau spectacle de l'art du ski.
Source : Gallica

Fendrich Les sports de la neige

Dans cette circonstance, le freinage du ski a fait défaut, c’est-à-dire la connaissance de la marche en charrue ou en chasse-neige, comme l’appellent les Norvégiens, ou de la marche freinée, comme l’a baptisée plus clairement Zdarsky. Cette marche est le régulateur de vitesse des skis, leur seul frein naturel, au moyen duquel on obtient leur complète maîtrise. Celui qui descend en vitesse du haut d’une montagne, sans la connaître, doit subordonner sa volonté aux caprices de ses skis et à ceux de la loi de l’inertie, et on sait que, le plus souvent, la conclusion n’a rien d’inerte !
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Fendrich Les sports de la neige

Une descente en terrain difficile à travers des bois touffus, parsemés de gros blocs de rochers offre au skieur habile l’occasion de déployer ses connaissances techniques. Quand on ne peut plus choisir le temps et le lieu où un Christiania, un chasse-neige, un saut de côté ou un saut en profondeur conviennent, mais qu’un arbre, un rocher, un ressaut à pic se trouvent subitement devant vous, la plupart du temps, l’art acquis sur le terrain d’exercice s’écroule comme un château de cartes, et une chute s’ensuit.
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