Olga de Pitray,
L'usine et le château
(1891)
“ Un silence solennel règne en ce lieu de repos. La brise se joue dans les feuillages et incline les fleurs qui ornent l'endroit où dorment les parents le Gildas. On voit que des mains pieuses ont veillé sur ces plantes, pour honorer ceux qui aiment des cœurs fidèles. « Viens, Gildas, murmure avec douceur le manufacturier; là-haut aussi, l'on nous attend.» L'orphelin se relève en silence et s'appuie sur le bras d'Odet dont les lèvres tremblantes lui sourient. Cette émotion, faisant pressentir celle qu'il prévoit sans la connaître, lui ôte ses forces. ”
