Résumé

Récits et nouvelles illustrés (1892)

Nous étions neuf à nous approcher pour la première fois de la sainte Table. Quelle journée ! Non, il ne doit pas y en avoir deux comme celle-là dans la vie. Quelle paix ! quelle joie intérieure ! Sera-t-on plus heureux au ciel ? Mon père, ma mère étaient là, près de moi, partageant mon bonheur.
Nos chères maîtresses nous entouraient, heureuses elles aussi...
Le soir, nous sommes allées en procession à la chapelle de la Sainte-Vierge en suivant les belles allées du jardin avec nos robes blanches, nos grands voiles, nos couronnes de roses et nos
cierges allumés.
Source : Gallica

Récits et nouvelles illustrés (1892)

Lucie se cramponnait à la veste de Paul : — Mon petit Paul, n'y va pas !
— Bécasse ! poule mouillée ! dit Victor à sa cousine. Laisse Paul tranquille ; il n'est pas une fille, lui, au moins.
Paul était vaincu. Il sauta dans la barque, tendit la main à Lucie qui, ahurie, sans réfléchir, sauta à son tour. Bientôt le frère et la sœur, la main dans la main, étaient assis au fond de la nacelle. Ils se laissaient aller sans mot dire, stupéfaits de leur action, pleins de remords déjà, au balancement que Victor imprimait au bateau avec les rames.
Source : Gallica

Récits et nouvelles illustrés (1892)

Imitez, mes enfants, la jeune Mathilde ; demandez à vos parents, à vos maitres ou à vos maîtresses quel est le défaut qui domine en vous, sur quel point vos efforts doivent se réunir ; et alors mettez-vous courageusement à l'œuvre.
Si vous êtes naturellement orgueilleux, impatients, appliquez-vous à devenir doux et humbles de cœur comme JÉSUS votre modèle.
Si l'obéissance vous coûte, rappelez-vous que le divin Enfant de Nazareth a été soumis à Marie et à Joseph pendant trente ans de sa vie. Exercez-vous à une docilité dont il vous donne un si admirable exemple.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature