Résumé

L Frétille Petit Livre de lecture courante… (1863)

« Qu'as-tu, chère maman, lui dit-il en se jetant à son cou? t'aurais-je fait de la peine sans le savoir?
— Non, mon cher petit, répondit-elle; mais je sens que mes bras se refusent au travail, et il ne me restera bientôt plus rien pour t'acheter du pain.
— Oh! dit André, ne pleure pas, je t'en conjure! Dieu est bon. Tu me l'as toujours dit, et on me l'a souvent répété à l'école. Je vais si bien le prier, qu'il aura pitié de nous. »
Et l'enfant se mit à genoux aux pieds de sa mère; et il pria si bien avec son cœur, que ses yeux se remplirent de larmes.
Source : Gallica

L Frétille Petit Livre de lecture courante… (1848-1855)

Léontine elle-même en souffrait encore plus qu'eux , car la jalousie tourmente ceux qui en sont atteints et empoisonne leur existence.
Sa marraine lui adressait de continuelles représentations à ce sujet; elle lui indiquait le moyen de faire cesser son chagrin et de se mettre aussi bien que sa sœur dans les bonnes grâces de ses parents. « Veille sur toi, mon enfant, lui disait-elle; défais-toi de cette humeur chagrine qui ne sied à personne; sois plus prompte à obéir; montre-toi plus prévenante envers ton père, plus douce envers ta sœur; crois-moi, tu ne pourras qu'y gagner. »
Source : Gallica

L Frétille Petit Livre de lecture courante… (1863)

L'ENFANT. — Celui qui m'a donné la mienne, ma chère maman, qui n'a pas pour moi moins de soins et d'amour. Il me semble que je sens plus que jamais le prix de tes bontés. Ah! comment pourrai-je m'en montrer digne?
LA MÈRE. — Comment? Tu vas le savoir.
Dis-moi d'abord où sont les poussins.
L'ENFANT. — Vraiment, ils sont tous blottis sous les ailes de Blanche.
LA MÈRE. — Oui, mon enfant; il a suffi d'un cri de leur mère, tous sont accourus auprès d'elle. Imite-les, sois toujours docile à ma voix; c'est surtout par l'obéissance qu'un
enfant se montre digne de la tendresse de ses parents.
Source : Gallica

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