Résumé

Portrait de Hendrik Conscience Hendrik Conscience Histoire de deux enfants d'ouvrier

Tenez, prenez l'argent, madame; ne soyez pas honteuse pour cela. Je vous dois de la reconnaissance; vous m'avez délivré aujourd'hui d'un grand chagrin et d'une profonde tristesse qui me rongeaient le cœur depuis des années. Oui, c'est ainsi. La pensée que la bonne et douce Godelive, l'amie de mon enfance, l'ange qui a veillé au lit de mon père malade, s'était perdue, cette pensée m'était pénible, et ma compassion devenait petit à petit une douleur amère. Maintenant, je suis tranquille là-dessus. Je suis heureux de savoir qu'elle a conservé, outre la pureté, la noblesse et la bonté de son cœur.
Source : Gutenberg

Portrait de Hendrik Conscience Hendrik Conscience Histoire de deux enfants d'ouvrier

Un soupir étouffé souleva sa poitrine oppressée; il se laissa choir sur une chaise et dit avec un calme apparent:
—Vous revoir après huit années d'absence, Godelive, est pour moi une grande joie. Cela me remue. C'est naturel, n'est-ce pas? Les souvenirs de l'enfance vivent dans le cœur de l'homme et s'y réveillent toujours avec une nouvelle force!... Ah! je vous laisse là debout au milieu de la chambre. Excusez-moi; prenez un siège.
—Monsieur, balbutia-t-elle, ayez compassion d'une malheureuse jeune fille. Votre bonté est infinie. Je suis émue, je me sens malade, et mes forces m'abandonnent...
Source : Gutenberg

Portrait de Hendrik Conscience Hendrik Conscience Histoire de deux enfants d'ouvrier

Damhout, muet de stupeur, versait des larmes de joie; les petites filles battaient des mains et dansaient avec ivresse.
Le soir, Bavon, assis à côté de sa mère, était silencieux et triste. Il lui dit qu'il était très-fatigué; mais madame Damhout voyait bien qu'il avait autre chose dans l'esprit.
Elle murmura enfin d'une voix contenue:
—Bavon, tu songes à quelqu'un. Moi aussi, mon fils. Lorsqu'on est heureux, n'est-ce pas, on voudrait que tous ceux qu'on a aimés le fussent aussi?
—Oui, mère, répondit-il, l'homme n'est pas toujours maître de ses pensées; mais ce n'est rien.
Source : Gutenberg

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature