Résumé

Claude-Benoît Chardon Guide des pères et des mères pour l'éducation physique et morale de leurs enfants… (1869)

L'adolescent ne peut vivre sans aimer ; son cœur a besoin de se communiquer, de s'épancher; il lui faut un ami. Heureux quand il trouve dans sa mère l'amitié la plus tendre et qu'il est invité, par sa douceur et sa bonté, à lui communiquer toute sa pensée ! Heureuse aussi la mère qui reçoit de ses enfants le témoignage du plus vif amour filial et qui possède toute leur confiance! Heureux encore les enfants qui sont unis entr'eux par les doux liens de l'amitié, qui se traitent autant comme de bons amis que comme de bons frères ! Ils n'ont pas besoin d'amitié étrangère, leurs cœurs se suffisent.
Source : Gallica

Claude-Benoît Chardon Guide des pères et des mères pour l'éducation physique et morale de leurs enfants… (1869)

L'être le plus civilisé, le plus raisonnable, le plus sage, le plus vertueux, est celui qui règne souverainement sur ses penchants, sur ses passions, qui, toujours maître de lui, assujettit sans cesse son corps à la puissance de son âme, et ne lui permet aucun dérèglement ; il est le type de l'espèce humaine dans toute sa beauté.
La société la mieux composée et la plus solide est celle qui a pour base la vertu qu'elle érige en principe, qu'elle met sans cesse en honneur, à laquelle elle élève des statues et qu'elle proclame souveraine du vice : elle est le type de la vraie civilisation.
Source : Gallica

Claude-Benoît Chardon Guide des pères et des mères pour l'éducation physique et morale de leurs enfants… (1869)

Mais si, à cette époque, les poumons ou le cœur ont déjà reçu une atteinte profonde, le feu de la puberté, qui s'allume en eux souvent avec plus d'intensité que chez les autres, précipite leur ruine.
L'adolescence est la fleur de l'âge. C'est à cette époque de la vie que se montrent la beauté de l'âme et la bonté du cœur.
L'adolescent a trop pour lui : il offre tout, son cœur, son bras, son sang : rien ne lui coûte ; il est grand, généreux et compatissant; il a besoin d'aimer, et c'est moins par reconnaissance comme dans son enfance que par dévouement.
Source : Gallica

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