Résumé

A Delacoux Éducation sanitaire des enfans… (1829)

La ressemblance des enfans aux parens est donc moins dans l'exactitude des rapports géométriques des masses que dans le jeu des organes. L'enfant, fidèle imitateur de nos actions, contractera jusqu'à un certain point les habitudes de ceux qu'il aura eus pour exemple. Il aura une figure riante et joviale, s'il est élevé au sein d'une famille heureuse et tranquille; il sera doux, bon et prévenant, si une mère sensible et tendre a formé son jeune cœur.
Un air soucieux et chagrin se verra chez celui qui tous les jours aura sous les yeux l'image de l'inquiétude et de la peine.
Source : Gallica

A Delacoux Éducation sanitaire des enfans… (1829)

Les femelles de beaucoup d'animaux sont furieuses quand elles ont des petits, mais à leur égard leur tendresse n'est-elle pas admirable? Sur de simples remarques on a toujours voulu établir des principes. Les passions, a-t-on dit, sont héréditaires comme le vice des humeurs ; avec le lait, l'enfant suce le poison de la haine et de la colère. Cette opinion ne pourrait se déduire que de la supposition que le lait renferme les virus de telle ou telle passion, ce qui serait une absurdité.
Source : Gallica

A Delacoux Éducation sanitaire des enfans… (1829)

Rien n'échappe à l'enfant, il voit et saisit tout, quand il n'y a point d'objet de comparaison, parce qu'il sent vivement. Sa mémoire est facile; il se rappelle non seulement tout ce qui a été pour lui peine ou plaisir, mais aussi ce qu'on a exigé qu'il sût et qu'il apprît. L'attention et la mémoire sont donc purement physiques dans l'enfance, puisqu'elles sont tout entières dans l'impression que produisent les objets ou les sons sur les organes sensitifs, et non dans les idées que ces impressions font naître chez l'individu qui raisonne.
Source : Gallica

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