Charles-Joseph-François Richard

Résumé

Charles-Joseph-François Richard Traité sur l'éducation physique des enfants… (1843)

L'enfant ouvre ses yeux dès qu'il a respiré, mais il ne voit point encore ; il reçoit seulement l'excitation bienfaisante du jour ; nul rayon de la vie morale ne s'échappe de son œil, seulement il est animé par le besoin de lumière. On peut se faire une idée de cet instinct de l'organe en examinant les yeux des enfants cataractes de naissance : on voit avec étonnement que le globe de l'oeil n'est jamais en repos, il s'agite sans cesse comme s'il cherchait l'excitant que la nature lui destinait, ou comme dans une lutte incessante avec l'obstacle qui l'en sépare.
Source : Gallica

Charles-Joseph-François Richard Traité sur l'éducation physique des enfants… (1843)

L'enfant, dans le sein maternel, n'empruntait rien aux ressources créées par l'intelligence humaine; il était là à l'abri de toute injure, protégé contre les choses extérieures, contre les variations de la température, et à la source même des matériaux de sa nutrition et de son accroissement.
Mais enfin cette vie latente et mystérieuse a fini au jour même de la naissance ; après avoir triomphé des étreintes du part, l'enfant naît; le cordon ombilical, qui le mettait en communication avec sa mère, est coupé; il va vivre de sa propre vie : la nature a abdiqué son pouvoir absolu.
Source : Gallica

Charles-Joseph-François Richard Traité sur l'éducation physique des enfants… (1860)

Une mère tendre mais éclairée se jugera avec sévérité, et soustraira son fils à la fâcheuse hérédité de ses maux ; si elle est trop
jeune, elle doit aussi s'interdire le nourrissage, ou du moins il faut que le développement de ses organes atteste l'énergie de la vie et la vigueur de sa santé; autrement si elle se livre aux fatigues de l'allaitement avec cet enthousiasme qui naît de son âge ; si plusieurs grossesses successives viennent encore l'accabler de leur pesante importunité, vous la verrez languir, mourir peut-être, comme l'oiseau du désert qui nourrit sa jeune famille de son sang.
Source : Gallica

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