Résumé

Madame de Stolz Le Trésor de Nanette (3e édition… (1872)

Alors il y eut comme une fonte dans ce vieux cœur glacé par l'impiété; des larmes tombèrent de ces yeux caves, et la mère Nicaise dit avec un accent nouveau : « Ah ! puisque vous êtes si bonnes, ça prouve que Dieu est bon ! mais je ne le connais pas, moi.
— Vous le connaîtrez bientôt, dit Madeleine, il est tout près de nous, pauvres gens, il ne demande pas mieux que de venir quand nous faisons un pas vers lui. » On causa un moment encore, puis la cloche sonnant, on se retira après avoir jeté dans la pauvre cabane une semence divine qui allait germer sous des ruines et devenir un grand arbre.
Source : Gallica

Madame de Stolz Le Trésor de Nanette (3e édition… (1872)

La demeure où se sont écoulées ses premières années lui paraît plus que jamais plaisante ; elle en mesure la hauteur, la largeur, elle la trouve commode et précisément telle qu'elle doit être. Toute sa vie a passé là ; elle voit de la fenêtre son univers à elle : le petit jardin où elle a essayé ses premiers pas, la route, les champs, le village, l'église, le château. Qu'y a-t-il donc de plus dans le reste du monde ? Madeleine, sous cet horizon, n'a-t-elle pas connu tout ce que nous devons connaître avant la grande patrie?
Source : Gallica

Madame de Stolz Le Trésor de Nanette (3e édition… (1872)

Comme elle est fière, la vieille Nanette ! Elle prendrait volontiers des attitudes de reine, si à chaque instant des larmes d'attendrissement ne la forçaient de tirer son mouchoir, qu'elle a même fini par ne plus remettre dans sa poche. Pour elle, c'est une double fête : Blanche l'occupe sans doute, mais ne l'occupe pas uniquement. La mère de la première communiante est heureuse et émue, c'est assez pour que la nourrice soit elle-même heureuse et émue, tant son existence est liée à celle de son Athénaïs.
Source : Gallica

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