Mathilde Alanic,
Aime et tu renaîtras
(1921)
“ La main de Nanette tremble tandis que, maladroitement, elle agite la clé dans la serrure. Enfin, la porte roule sur ses gonds et les visiteuses passent le seuil. Les meubles, sous leurs housses claires, prennent, dans la pénombre, de pâles apparences fantomales. Nanette, sans dire mot, pousse les persiennes, essuie, secoue, range, allume un feu d’aiguilles de pins et de fusains desséchés « pour changer l’air renfermé ». Hélène, assise dans le bow-window, en face de la mer, ne perçoit rien que ses véhémentes réminiscences. ”
