Honoré Gabriel Riqueti de Mirabeau

Élements biographiques

Portrait de Honoré Gabriel Riqueti de Mirabeau Honoré Gabriel Riqueti de Mirabeau Le Libertin de qualité (1783)

Agnès, mon seul amour !... ah ! dis-moi que tu m’aimes. — Méchant ! vous en doutez ?... Sa bouche me caresse : l’innocent ne connaît aucun mal aux élans de mon cœur... Son heure est arrivée ; je la couvre de baisers ; je fais passer dans son sein l’ardeur qui me dévore ; je l’énivre de caresses et d’amour ; j’écarte tous les voiles ; que de trésors me sont livrés !... La pudeur ne gémit point... Elle ne se connaît plus... Rapide comme l’éclair, je déchire la nue... et le cri qu’Agnès laisse échapper, est le signe de ma victoire.
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Portrait de Honoré Gabriel Riqueti de Mirabeau Honoré Gabriel Riqueti de Mirabeau Hic et Hec

Il fut aussi décidé que la gentille Babet serait du voyage; chaque jour développait en elle de nouveaux charmes, ses formes s'arrondissaient, sa gorge se remplissait, et l'usage de la volupté avait donné de la finesse et de l'énergie à ses regards, d'abord incertains et timides. Ses mains, qu'on n'employait plus aux travaux grossiers de sa première jeunesse, avaient gagné de la blancheur; et la finesse de sa peau, l'agilité de ses doigts délicats, lui donnaient plus de grâce à manier le sceptre de l'amour que n'en montrait Hébé à toucher la massue d'Hercule.
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Portrait de Honoré Gabriel Riqueti de Mirabeau Honoré Gabriel Riqueti de Mirabeau Le Rideau levé ou l’éducation de Laure (1786)

Apprends donc, ma chère Laure, que dans une société dont les caractères et les humeurs sont analogues, le moment qui la divise pour toujours est celui qui déchire le cœur des individus qui la composent et qui répand la douleur sur leur existence : il n’y a point de fermeté ni de philosophie, pour une âme sensible, qui puisse faire soutenir ce malheur sans chagrin, ni de temps qui en efface le regret ; mais quand on n’a pas l’avantage de sympathiser les uns avec les autres, on ne voit plus la séparation que comme une loi despotique de la nature, à laquelle tout être vivant est soumis.
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