Louise Priou

Résumé

Louise Priou Le rosier du roi (1877)

Pendant le long temps que dura le récit, souvent entrecoupé, de Blanche, sa mère ne l'interrompit ni par un signe, ni par un geste, ni par une parole; mais peu à peu sa figure s'était couverte de larmes. Et quand elle eut fini, Mme Dorlanges la prit dans ses bras, la serra sur son cœur.
- Ecrivez à votre père, ma fille, dit-elle d'une voie émue, qu'il peut venir ici quand il voudra.
— Et vous y consentez ?. Oh ! merci, merci, ma mère!
s'écria-la pauvre enfant avec une vive émotion ; et elle tomba évanouie aux pieds de Germaine, qui la releva pour la poser sur son cœur.
Source : Gallica

Louise Priou Le rosier du roi (1877)

Blanche et même le bon pasteur remercièrent dame Madeleine de son heureuse idée, et notre jeune héroïne se disposait à quitter le presbytère, quand une pensée nouvelle vint comme un nuage sur un ciel pur plisser son front et asombrir sa figure riante.
— Monsieur le curé, fit-elle avec inquiétude, quand on va en pèlerinage, est-ce qu'il faut porter un présent ?.
— Vous voulez dire un ex-voto, mon enfant, interrompit en riant le pasteur ; cela n'est pas obligatoire, et l'ofraude d'un cœur pur comme le vôtre est plus doux au ciel que toutes les richesses de la terre.
Source : Gallica

Louise Priou Le rosier du roi (1877)

Quelque cruelles et terribles que soient les heures, elles viennent, comme les heures du bonheur, s'inscrire à leur tour sur le cadran de l'éternité ; et la journée et la nuit du 24 décembre s'écoulèrent enfin. Comme le joyeux carillon du jour de Noël se fit entendre, Mina poussant un nouveau soupir, ouvrit doucement les yeux.
— Où suis-je ? dit-elle en regardant autour d'elle ; et un léger sourire se dessina sur ses lèvres en voyant ses amis réunis autour de son lit. Puis tout à coup elle détourna la tète avec découragement. — Ah !
Source : Gallica

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