Gabrielle d' Éthampes

Résumé

Gabrielle d' Éthampes La main de velours (1874)

Et par un mouvement spontané, la fière, la dédaigneuse Blanche tendit ses deux mains vers Jeanne, qui s'était arrêtée à deux pas de son lit.
— Jeanne, tu es bien bonne d'être venue, dit-elle, J'ai été pour toi dure et injuste, mais ce n'est pas tout à fait de ma faute. Si tu savais comme j'étais abusée par mes compagnes! Ceux qui aimaient Dieu et n'aimaient pas le monde étaient à leurs yeux des gens sans esprit, sans valeur, absurdes en un mot : cette manière de voir était devenue la mienne. La foi de mon enfance était à peu près morte dans mon cœur.
Source : Gallica

Gabrielle d' Éthampes La main de velours (1874)

M, de Kérével déposa ses pincettes pour adresser aux arrivantes un salut amical, Mme de Kérével les appela d'un geste à ses côtés et Roger quitta l'embrasure de la fenêtre pour se diriger vers elles.
— Ma chère maman, vous avez reçu des nouvelles d'Henri? dit Blanche.
— Oui, ma fille. Ce cher enfant! Je ne le croyais pas déjà si près de nous ! Il est toujours le même et toujours animé des plus nobles sentiments. Tenez, voici sa lettre, lisez-la vous-mêmes, car en vérité mes pauvres yeux n'y voient plus.
— Je crois bien ! ils versent tant de larmes, dit Jeanne
in l'embrassant.
Source : Gallica

Gabrielle d' Éthampes La main de velours (1874)

Eh bien ! quand Jeanne est entrée dans notre maison, j'ai senti comme un souffle de bonheur qui y pénétrait avec elle.
- Je croirai d'autant mieux à ce pressentiment-là que ce n'est pas difficile, quand on a devant soi la physionomie de Jeanne, dit en riant M. de Kérével. C'est une petite enchanteresse ; elle a charmé déjà notre sérieux écolier et notre lutin espiègle. Oui, je veux
croire, avec toi, que tous subiront l'influence de cette douce main qui pourrait bien, ne t'en déplaise, être une petite main de velours parfaitement doublée de fer.
Source : Gallica

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