Gabrielle d' Éthampes

Élements biographiques

Gabrielle d' Éthampes,  Les colombes de La Forlière (1877)

“ Rappelons-nous que nous sommes entre les mains de Dieu. Va, Lisette, va, mon enfant, te reposer, car tu es changée à faire peur. Bonne nuit, que ta petite tête ne s'exalte pas trop. A demain ! à demain ! Lisette se retira. Arrivée dans dans le corridor, elle s'appuya un instant contre la porte qu'elle venait de refermer, et elle se mit à pleurer.
– Je le savais ! je le savais ! dit-elle amèrement ; ils ne veulent jamais croire au mal ; ils sont si bons, eux !... Oh ! il sera impossible de les sauver, oui impossible, à moins que vous ne vous en mêliez, mon bon Sauveur ?
”
Source : Gallica

Gabrielle d' Éthampes,  Le pupille du docteur (4e édition… (1879)

“ Jean, tu entends ?
— Ça suffit: notre Demoiselle, répliqua le vieux concierge en s'inclinant avec respect.
- Ah ! chère petite demoiselle I dit Marianne avec émotion, si votre sainte dame de mère vous voit de là-haut, quel chagrin pour elle !.
— Non, Marianne, ma mère me voit accomplir mon devoir ; cette pensée ne peut que lui être douce. Consolez-vous donc, mes bons, mes vieux amis.
— Dieu vous bénira, bien sûr, Mademoiselle 'Marguerite. Je ne sais si je me trompe, mais il me semble que vous êtes appelée à voir des jours heureux, qui vous consoleront de vos années d'infortune.
”
Source : Gallica

Gabrielle d' Éthampes,  La main de velours (1874)

“ Et par un mouvement spontané, la fière, la dédaigneuse Blanche tendit ses deux mains vers Jeanne, qui s'était arrêtée à deux pas de son lit.
— Jeanne, tu es bien bonne d'être venue, dit-elle, J'ai été pour toi dure et injuste, mais ce n'est pas tout à fait de ma faute. Si tu savais comme j'étais abusée par mes compagnes! Ceux qui aimaient Dieu et n'aimaient pas le monde étaient à leurs yeux des gens sans esprit, sans valeur, absurdes en un mot : cette manière de voir était devenue la mienne. La foi de mon enfance était à peu près morte dans mon cœur.
”
Source : Gallica

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